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Pakistan : la ruée vers le bonheur sécurisé


 

Rawalpindi, la troisième agglomération du Pakistan, compte quatre millions cinq cent mille habitants et autant de difficultés sociales, économiques, et autres. Pour s’en abstraire a été conçue à quelque kilomètres la ville nouvelle de Bahriatown, hyper moderne, bien approvisionnée en tout, et qui a la particularité d’être fermée pour assurer la sécurité.
Le Pakistan, cent-quatre vingt millions d’habitants, est la première république islamique du monde. Avec une foule de tribus et de langues (Pachtounes, Penjâbi, Baloutches etc.), avec la pauvreté endémique qui côtoie de îlots de développement, il est typique de ces pays composites qui forment le nouveau paysage international. L’Etat y est rendu fragile par la diversité ethnique d’une part et par la disparité sociale de l’autre. Cela pose un gros problème de sécurité, comme on en trouve en Afrique du Sud, en Colombie, au Brésil, et dans un nombre croissant de régions. Des solutions temporaires sont parfois proposées. A Rio, pendant la conférence mondiale sur l’environnement, les chars de l’armée empêchaient les favelas de déboucher sur les quartiers chics. Ici au Pakistan, se généralise l’expérience de banlieues édéniques, dûment gardées et séparées des mégapoles de non-droit. Il s’agit moins d’acheter le rêve américain que de fuir le cauchemar produit par l’illusion mondialiste. Dès qu’ils en ont les moyens, les Pakistanais s’enferment pour jouir des principales libertés reconnues par les droits de l’homme, la sécurité et la propriété.