Quand Bagayoko se tait c’est Mélenchon qui parle. Interrogé sur LCI, le patron du MEDEF, Patrick Martin a déclaré qu’une victoire de l’extrême gauche rendrait le pays « horriblement dangereux » et pousserait certains dirigeants d’entreprise à « fuir ». A quoi le patron de LFI a répondu : « Mal leur en prendrait. (…) Nous savons comment répliquer à l’abandon d’une entreprise. » Intéressante menace : comment répliquerait-il, et qui est ce nous ? On cause beaucoup de la jeunesse de Bardella en ce moment, pourtant celle de Mélenchon est bien plus instructive : entre sa 21e et sa 25e année, il a milité à l’OCI, l’Organisation communiste internationale, trotskiste lambertiste. Or Trotski, après la Révolution d’Octobre, a montré comment il répliquait à l’abandon d’une entreprise, à la fois en théorie et en pratique. Dans Terrorisme et communisme, publié en 1920, Trotski, commissaire à la guerre, justifie les expropriations des entreprises abandonnées, le travail forcé, la prison et l’exécution de leurs dirigeants. « La guerre, de même que la révolution, repose sur l’intimidation. La révolution agit de même : elle tue quelques individus, elle en effraie mille. » Dans les faits, il tua quelques milliers d’otages pour effrayer tout un peuple. Mélenchon n’en est pas encore là, bien sûr, mais il s’entraîne avec ses jeunes.










