Il y a des questions qu’on ne pose pas parce qu’on en connaît la réponse. Pourquoi le Midi Libre a-t-il publié la vidéo où un policier municipal de Carcassonne en patrouille parlait de « bougnoules » et de « poufiasse » ? Parce qu’il appartenait au RN et pour discréditer celui-ci. Pourquoi publier maintenant une séquence tournée en 2025 ? Parce que Carcassonne a élu depuis un maire RN et pour embarrasser celui-ci en même temps que tout le parti dans la campagne présidentielle qui commence. Cela, c’est clair. Une autre question n’a pas été posée parce qu’on peine à y trouver une réponse : pourquoi le policier a-t-il enregistré ses propres propos avec sa caméra, et ne l’a-t-il pas détruite ensuite ? Mystère des âmes simples ! Enfin, deux questions ne sont pas posées parce qu’on ne veut pas en connaître la réponse. Comment cette vidéo est-elle tombée dans les mains du Midi Libre ? Le journalisme dit d’investigation est la chose la plus douteuse qui soit. Et pourquoi la gauche bien-pensante, qui applaudit cette divulgation et en profite pour donner des leçons d’antiracisme, n’a-t-elle pas remarqué que les images en cause ont été « volées » comme, par exemple, celles de la scène où deux journalistes connus, Patrick Cohen et Thomas Legrand montaient un plan de campagne avec deux responsables socialistes dans un bistrot parisien contre Rachida Dati ? Les propos du policier, ne s’adressant qu’à son collègue, étaient privés, bien plus que ceux des journalistes tenus dans un lieu public à des personnalités politiques. Hasardons une réponse : il y a des vols d’images positifs car ils nuisent au RN, il y en a de négatifs lorsqu’ils nuisent au socialisme. La délation vertueuse est un art subtil.











