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La Banque Mondiale veut imposer aux pays en développement les énergies renouvelables – et les condamne à la dépendance

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La Banque Mondiale mène dans les pays en développement une politique d’éco-impérialisme, en y forçant les énergies renouvelables onéreuses au détriment des énergies fossiles, en particulier du charbon. C’est un journaliste du Spectator de Londres, James Delingpole, accessoirement rédacteur en chef de Breitbart London, qui nous rappelle la réalité de cette politique globale menée désormais par la grande instance de répartition des richesses.
 
Une volonté de sauver la planète, en dépit de ses objectifs initiaux ?! En apparence seulement.
 

Les énergies renouvelables imposées

 
James Delingpole revient sur cette vénérable institution fondée en 1944, aux côtés du Fonds monétaire international lors de la Conférence de Bretton Woods. La Banque Mondiale se chargea d’aider des pays comme la France à se relever de la guerre, et plus tard, donna à la plupart des pays du tiers monde les fonds de départ nécessaires pour attirer les investisseurs.
 
Encore aujourd’hui, ses deux objectifs affichés sont de « mettre fin à l’extrême pauvreté » et de « promouvoir une prospérité partagée ».
 
Sauf que le changement de paradigme est majeur : depuis trois ans, elle refuse de financer les nouveaux projets utilisant du charbon, au motif que l’énergie qui en ressort n’est ni propre, ni verte… Elle impose ainsi l’adoption de ces énergie renouvelables essentiellement intermittentes et coûteuses, comme l’éolien ou le solaire. Et pour les pays pauvres, la facture n’est évidemment pas la même.
 

« D’une manière générale, le monde doit cesser d’utiliser du charbon », la vice-présidente de la Banque mondiale, en 2015

 
James Delingpole prend l’exemple emblématique du Nigeria. Le pays le plus peuplé d’Afrique possède un réseau d’électricité qui produit si peu de puissance que l’économie fonctionne principalement sur des générateurs diesel privés… Les pannes d’électricité et les baisses de tension sont courantes, comme dans toute l’Afrique subsaharienne, et les coûts pour l’économie sont énormes : la compagnie locale de téléphonie mobile MTM consacre 70 % de ses dépenses d’exploitation au diesel pour maintenir son réseau sous tension… L’Autorité nationale de l’énergie électrique du Nigeria (NEPA) est connue sous le nom de « Never Expect Power Always, Please Light a Candle »… 60 % de ses 177 millions d’habitants, tout simplement, sont privés d’électricité.
 
Le ministre des Finances, Kemi Adeosun, le dit lui-même « Nous voulons construire une centrale à charbon parce que nous sommes un pays béni avec du charbon et que nous avons un problème d’énergie, mais nous sommes bloqués parce que ce n’est pas vert (…) Ce n’est pas juste, car ils ont toute une industrialisation occidentale qui a été construite à partir d’une énergie alimentée au charbon. »
 
« Bloqués » parce que ce monde en développement dépend en grande partie des subventions et donc des décisions des grandes firmes mondialistes : c’est donc contraint et forcé qu’il doit tenter d’adopter un comportement « vert », tout particulièrement à rebours de sa situation économique et industrielle. Car, « Selon les chiffres de l’ONU, le coût de l’accès universel à l’énergie n’est que de 50 milliards de dollars par an. Mais c’est si ça vient du combustible fossile. Si vous insistez sur l’utilisation des énergies renouvelables, la facture est au moins dix fois plus élevée… »
Il suffit de regarder l’Allemagne, tête de file de l’énergie verte en Europe : son programme de transition énergétique ruineux, « Energiewende », culmine à 650 milliards d’euros selon la toute récente étude publiée par l’économiste Judith Sloan, dans The Australian, le 9 octobre dernier.
 

L’incohérence de la « durabilité environnementale sur la réduction de la pauvreté »

 
Tout est parti de la nomination à la présidence de la Banque Mondiale de James Wolfensohn, avocat et banquier d’affaires américano-australien, et surtout protégé du milliardaire canadien Maurice Strong, grand promoteur de la dictature climatique, ami de Mao, à l’origine du fameux « Agenda 21 » signé au Sommet de la Terre de Rio par les Nations Unies, outil parfait de subversion des États nations, sous le sacro-saint principe de « durabilité ».
 
De fait, James Wolfensohn a très nettement « progressisé » les objectifs de la Banque Mondiale. Au lieu de croissance effective, il est maintenant question de soutien à l’environnement, des droits des femmes, des droits du travail et d’encouragement des ONG – une détérioration qui s’est accélérée avec la nomination en 2012, par Obama, de Jim Young Kim.
 
Le nouveau rapport de la « Global Warming Policy Foundation », publié le 13 octobre, sous la plume de l’ancien conseiller du Trésor, Rupert Darwell et intitulé « La Banque anti-développement : les politiques énergétiques régressives de la Banque mondiale » dénonce cet état de fait : en faisant adopter des énergies renouvelables à coût élevé et à faible fiabilité et en limitant le financement du charbon propre, la Banque mondiale est coupable d’une « tentative inhumaine et insensée d’essayer de sauver la planète sur le dos des pauvres du monde ».
 

Ces pays en développement qu’on gardera dépendants

 
« Insensée » ? Elle serait moins condamnable si elle l’était. En réalité, c’est un outil de contrôle. En contraignant (par ses subventions et autres moyens transversaux) les pays pauvres à baser leur développement et leur croissance sur une énergie non fiable et onéreuse, elle les condamne à la dépendance financière à l’égard des grands outils mondialistes.
 
Ce faisant, la Banque Mondiale poursuit toujours la répartition des richesses, mais à sa façon : les pays pauvres ne doivent pas être aidés à créer leur propre richesse, mais seulement profiter de la manne.
 
Un système au goût marxiste, d’autant plus que du côté développé, ce sont les contribuables qui finissent par payer les surcoûts considérables engendrés par cette grande escroquerie mondiale que constituent les subventions accordées aux énergies renouvelables. Donnant, recevant…
 
La répartition des richesses est toujours en cours, qu’on vous dit.
 

Clémentine Jallais