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Bill Clinton a reçu des millions de dollars d’une fondation éducative qui enseigne la charia et le mondialisme, GEMS, en honoraires et en dons

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L’ancien président des États-Unis, Bill Clinton – qui en sera peut-être demain le « First Gentleman » – s’assure, on le sait, de confortables revenus par la tenue de conférences et des interventions en faveur de l’éducation et de la paix dans le monde. Pour la seule année 2014, dernière pour laquelle on dispose des déclarations de revenus de Clinton, il a perçu la coquette somme de 2,1 million de dollars de la part de GEMS, Global Education Management Systems, une entreprise éducative sise à Dubaï et qui gère quelque 70 écoles dans une douzaine de pays. A des honoraires connus de plus de 5,6 millions de dollars depuis 2012 s’ajoutent divers paiements faits par GEMS à la Fondation Clinton et le soutien officiel à la Clinton Global Initiative en 2013 et 2014. S’agissant d’une initiative qui vise à fabriquer des citoyens conscients des problèmes globaux et aptes à devenir des leaders mondialistes, il n’y a là rien de très étonnant. Mais outre cela, GEMS, qui intervient dans plusieurs pays proche-orientaux, ne rechigne pas à enseigner la charia.
 

Bill Clinton rémunéré par une fondation éducative active au Proche-Orient

 
GEMS est ainsi le seul groupe éducatif étranger à pouvoir intervenir en Arabie saoudite, où sévissent le wahhabisme et l’application la plus stricte de la charia. En 2014, le réseau proposait un poste de directeur des « études islamiques et culturelles » pour ses campus en Arabie saoudite – le descriptif précisait que le candidat devait avoir une bonne connaissance de la charia afin de participer au développement du curriculum de ces écoles.
 
Au seul Proche-Orient, GEMS gère 51 écoles. Elles s’inscrivent dans un réseau fort de 250.000 élèves dans de nombreux pays : écoles payantes d’élite ou plus modestes, subventionnées, pour les plus défavorisés. Celles-ci ne sont donc pas toutes vouées à l’enseignement de la charia, mais il est clair que la loi islamique est considérée comme acceptable par le réseau qui est née de l’expansion d’une première école secondaire de langue anglaise créée par ses fondateurs indiens, K.S. et Mariama Varkey, à Dubaï en 1959, pour répondre aux besoins d’une communauté expatriée indienne de plus en plus importante. Leur fils Sunney Varkey a pris le relais en ouvrant des écoles anglaises, indiennes et pakistanaises qui ont rapidement pris de l’importance dans les pays du Golfe. GEMS est né en 2000 ; un réseau mondial d’écoles s’est rapidement créé.
 

Charia et mondialisme font bon ménage chez GEMS

 
Depuis 2012, GEMS participe au Forum économique mondial de Davos – ce qui est tout naturel puisqu’il vise à instiller dans ses élèves les « valeurs universelles » des sociétés multiculturelles – selon l’optique de l’UNESCO dont la Fondation Varkey, le bras caritatif de GEMS, est un partenaire revendiqué. Bien sûr, dans les écoles GEMS, on pratique la « conscientisation » aux questions du développement durable et du changement climatique.
 
Les Varkey sont une famille chrétienne originaire d’Inde, et leur souci de la valorisation de l’éducation et du rôle des professeurs est a priori très sympathique. Sunney Varkey a apporté la preuve, en outre, que c’est une industrie payante : elle lui a valu de devenir milliardaire.
 

Les millions de Bill Clinton au nom de l’éducation au mondialisme

 
Mais son intégration parfaite dans de nombreux systèmes éducatifs très surveillés des pays les plus islamiques est significatif. Les écoles GEMS du Qatar, par exemple, prônent le respect des traditions locales mais aussi de la foi (totalitaire) islamique. Ce qu’illustre également le recrutement d’un directeur capable de gérer l’enseignement de la loi islamique en Arabie saoudite – avec son cortège d’exécutions capitales, de mutilations délibérées et autres horreurs frappant notamment les « apostats » de l’islam.
 
Que l’époux de celle qui rêve de devenir présidente des États-Unis participe à une telle initiative et en reçoive une si grasse rémunération pose pour le moins un problème…
 

Anne Dolhein