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Steven Pinker et Will Boisvert, ces « écomodernistes » montrent que le changement climatique n’est qu’un défi modeste pour l’humanité

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C’est un remarquable essai qui vient de paraître dans la revue Scientific American, peu connue pour son non-conformisme, signé John Hogan, du Stevens Institue of Technology d’Hoboken dans le New Jersey. Il affirme que les scénarios apocalyptiques attribués au réchauffement global sont tout simplement faux et que l’espèce humaine parviendra à s’adapter, quels que soient le « changement climatique » et ses défis. John Hogan analyse deux récents rapports publiés par des « écomodernistes » – Steven Pinker et Will Boisvert – qui rejettent la panique climatique et abordent le sujet de l’étonnante adaptabilité de l’humanité aux évolutions du climat en des termes radicalement nouveaux.
 

Steven Pinker, iconoclaste de Harvard, raille le « fatalisme » des environnementalistes dominants

 
Le premier rapport, titré « Environnementalisme éclairé », signé par Steven Pinker, un iconoclaste de Harvard, enjoint à la population de retrouver ses esprits en matière climatique, surtout dans un contexte d’améliorations de ses conditions matérielles permises par l’industrialisation. Raillant « le mouvement environnemental dominant, le radicalisme et la fatalisme qu’il encourage », Pinker affirme que l’humanité est capable de résoudre les problèmes relevant des évolutions climatiques de la même façon qu’elle a résolu une quantité d’autres problèmes « en mobilisant les forces bienveillantes de la modernité ». A l’inverse des environnementalistes qui semblent haïr la modernité – tout en en profitant largement à titre privé –, Pinker estime que l’industrialisation « a été positive pour l’humanité » : « Elle a nourri des millions d’humains, a augmenté l’espérance de vie, réduit l’extrême pauvreté et, en remplaçant le muscle par la machine, a favorisé l’extinction de l’esclavagisme, émancipé la femme et permis d’éduquer les enfants. » Il ajoute qu’elle a « permis aux gens de lire la nuit, de vivre où ils voulaient, rester au chaud en hiver, découvrir le monde et multiplier leurs contacts ». Et de conclure : « Tous les coûts en matière de pollution doivent être évalués en rapport avec ces bénéfices. »
 

Will Boisvert, expert de gauche, rappelle que la production alimentaire va augmenter

 
Le second rapport cité par John Hogan est un récent article signé de Will Boisvert et titré « La conquête du climat ». Il soutient que « les conséquences de l’amélioration du bien-être humain seront réduites » même si les émissions de gaz à effet de serre par l’humanité réchauffent la planète. Will Boisvert, expert environnemental de gauche, n’est ni « climato-sceptique », ni « climato-négationniste ». Ce qui rend son plaidoyer d’autant plus original. Il demande aux climato-alarmistes de respirer profondément et de se débarrasser de leurs projections apocalyptiques qui selon lui n’ont rien à voir avec ce qui surviendra réellement. Boisvert donne l’exemple caricatural de cet article de Newsweek, publié en 2016, qui annonçait que « le changement climatique pourrait causer un demi-million de morts en 2050 en raison de la réduction de la production alimentaire ». L’article, qui se basait sur une étude publiée par le Lancet, donnait des prévisions dramatiques en fonction des effets supposés du climat sur l’agriculture, tout en omettant de relever que les prévisions annoncent une production alimentaire bien plus importante en 2050 qu’aujourd’hui, en raison d’une productivité agricole en hausse. Ces progrès « vont éclipser les effets du changement climatique », écrit Will Boisvert, « et ce sont les pays les plus pauvres qui en bénéficieront le plus ».
 

Les écomodernistes Steven Pinker et Will Boisvert soulignent la capacité de l’homme à s’adapter au changement climatique, citant les Inuits…

 
Comme Steven Pinker, Will Boisvert prend en compte ce que les climato-alarmistes paraissent incapable d’intégrer : la capacité de l’homme de réagir aux évolutions, et cela de façon remarquablement ingénieuse. « Tout au long de son histoire, l’humanité n’a pas seulement surmonté les crises climatiques (et Dieu sait s’il en est advenues, de l’optimum médiéval au petit âge glaciaire du XVIIIe siècle, NDLR), mais a délibérément décidé de les affronter puisque nous avons migré de notre patrie africaine vers les déserts, les montagnes, les plaines inondables et la taïga », écrit-il. Il nous emmène ainsi vers la culture inuit et sa surprenante intelligence adaptative face à son cruel environnement. Boisvert estime que la « crise » du changement climatique actuel n’est pas un enjeu. Pour lui, c’est juste « le dernier épisode en date dans la conquête humaine des climats extrêmes », qui constituera « un simple problème à résoudre par l’économie et le développement technique, et de dimension modeste ».
 
Les climato-sceptiques apprécieront ce parfum de bon sens émis par le Scientific American. L’oligarchie climato-alarmiste va tout faire pour noyer l’information, sachant qu’elle pourrait non seulement affecter les intérêts financiers qui sont les siens, mais aussi mettre en danger le programme politique globaliste et technocratique qu’elle prétend imposer au monde.
 

Matthieu Lenoir