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Au Pakistan, l’ONU entend substituer sa loi à la charia : et en Europe ?

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Le Pakistan a « pris note » des dernières recommandations de l’ONU l’invitant à dépénaliser les actes sexuels hors mariage. Ainsi le colonialisme mondialiste entend-il détricoter la charia en pays musulman. Il ferait mieux de ne pas la laisser s’étendre en Europe.
 
L’ONU a institué en 2006 un processus unique en son genre, l’examen périodique universel, qui passe en revue tous les cinq ans l’ensemble des Etats membres pour déterminer s’ils sont ou non de bons élèves en matières de droits de l’homme tels que l’ONU les définit. C’est un instrument de mesure du degré de conformité des sociétés au modèle mondialiste maçon. Après chaque examen périodique universel, l’ONU adresse aux Etats membres des recommandations pour qu’ils s’améliorent. En 2008, le Pakistan en a reçu 51, en a accepté 43 et rejeté 8, dont celles qui lui demandaient de punir les crimes d’honneur, de supprimer le crime de blasphème, la peine de mort, et de dépénaliser les actes sexuels hors mariage.
 

L’ONU submerge le Pakistan de recommandations

 
En 2012, rebelote, l’ONU avait fait 167 recommandations au Pakistan, qui en avait accepté 126, mis en attente 34 et rejeté sept, dont, une fois encore, celle qui lui demandait de dépénaliser les relations sexuelles hors mariage. C’est pourquoi la réaction du Pakistan aux recommandations de 2017, qui viennent d’être publiées, a surpris. En effet le gouvernement en « a pris note » officiellement, c’est-à-dire qu’il accepte d’en débattre avant de prendre une décision, positive ou négative. Si l’on considère l’histoire diplomatique du Pakistan, c’est un immense « pas en avant ». Mais pour les observateurs occidentaux des ONG, il s’agit d’un progrès de façade destiné à satisfaire l’ONU, que le Pakistan serait bien incapable de transformer en actes ou même en loi, étant donné que les mariage des enfants et les violences contre les femmes à la maison sont encore monnaie courante.
 

La loi de l’ONU contraire à la charia et la constitution du Pakistan

 
Quant aux divers porte-paroles de l’islam au Pakistan, ils estiment que c’est une attaque directe contre la charia. Pour Qibla Ayaz, président du Conseil de l’idéologie islamique, « il est choquant pour nous tous d’apprendre que la gouvernement pakistanais puisse accepter cette recommandation ou même la prendre en considération, même s’il est bien sûr impossible de dépénaliser de tels actes au Pakistan. » Et il annonce que le CII va demander au gouvernement qui est derrière cette étrange réponse diplomatique. Quant au président du conseil des ulémas du Pakistan, Tahir Ashraf, fidèle gardien de la Charia, il a été plus net encore : « Il est impossible de dépénaliser l’adultère au Pakistan parce que c’est contraire à l’islam et à la constitution du Pakistan. Si le gouvernement s’y risquait, cela mènerait au désastre ».
 

L’ONU rêve d’un islam sans charia et impose sa propre charia

 
On note un effort pluri-décennal de l’ONU et du mondialisme maçon pour produire peu à peu un islam conforme à ses critères juridiques et moraux, dont le prince Mohamed Ben Salmane est devenu une figure people saillante. Ce processus connait des fortunes diverses. Les minijupes sont moins nombreuses à Kaboul et Téhéran aujourd’hui qu’au début des années soixante-dix, et la Malaisie et l’Indonésie sont en pleine régression vers la charia. A telle enseigne que l’ONU vient de sommer Djakarta de ne pas brimer ses LGBT.
 
On note aussi que l’ONU applique sans complexe une politique impérialiste et colonialiste, s’efforçant de soumettre tous les pays à la loi maçonne occidentale des droits de l’homme, dont plusieurs civilisations n’ont rien à faire.
 
On note enfin que l’ONU commet en l’espèce la même erreur que l’islam, elle omet de distinguer le spirituel du temporel, le moral du légal : en un mot elle entend imposer sa charia au monde entier.
 

En Europe, la charia s’étend sans que l’ONU la surveille

 
Etant naïve, je m’étonne qu’elle excepte l’Europe de sa surveillance. Dommage. On aimerait un examen périodique ou permanent des exactions musulmanes sur notre continent, avec recommandations à la clé et envoi de casques bleus si les gouvernements n’obtempèrent pas. L’islam fait de plus en plus la loi dans nos pays : nourriture halal à la cantine, prières de rue, insultes et menaces contre les femmes non musulmanes, etc. Le mariage forcé des fillettes y croît, en Allemagne comme en France, et les crimes d’honneur s’installent au Royaume-Uni, où des tribunaux de proximité appliquent la charia. Le viol rituel des non musulmanes a été pratiqué à grande échelle à Rotterham, même si les autorités britanniques recommandent de n’en point parler pour ne pas alimenter le racisme. Les victimes sont donc conviées à ne pas faire de bruit par super-civisme : sans doute ont-elles été victimes d’un viol des droits de l’homme, mais le pire des viols des droits de l’homme étant le racisme, elle doivent offrir leur propre viol sur l’autel de l’antiracisme.
 

Sadiq Khan veut mettre les couteaux hors la loi

 
C’est beau comme un plafond. Tout aussi beau que le projet du maire de Londres, le musulman Sadiq Khan, de procéder à une surveillance des couteaux pour mettre un terme aux meurtres toujours plus nombreux commis dans la capitale anglaise. Comme aux Etats-Unis, les autorités morales affirmaient que cette croissance du crime était liée aux armes à feu. Celles-ci ont donc été interdites, sans le moindre effet. C’est que les crimes sont provoqués par une maladie de la société anglaise sur laquelle l’immigration islamiste a une certaine incidence. Mais l’ONU n’exerce pas sa surveillance sur ce phénomène-là, ni n’émet de recommandations contre l’usage des armes blanches à Londres, ni contre la menace islamiste en Europe : il vaut mieux compter les couteaux de cuisine.
 

A quand une loi de l’ONU contre Hollande ?

 
S’en tenir à l’islam serait discriminatoire. Puisque l’ONU a envie de s’occuper de tout et de tout soumettre à ses opinions érigées en loi universelle, on peut lui suggérer le nettoyage de nos ex-hommes politiques. Jean-Vincent Placé a honte et va se faire soigner (En France post-moderne, tout fini par des repentances), l’ONU ne pourrait-elle pas l’y aider ? Ou recommander à François Hollande de la fermer ? Sans doute ne s’est-il pas assez ridiculisé en un quinquennat, car il continue à faire tout ce qu’un ancien président ne devrait pas faire. Lui qui se moquait des sans dents larmoie à présent sur « les plus défavorisés » et l’homme qui a fui la queue entre les jambes dans le scandale et les décombres nous raconte qu’il aurait pu battre Macron mais qu’il ne l’a pas voulu. Vivement une recommandation de l’ONU pour interdire les imbéciles trop indécents.
 

Pauline Mille