Le globalisme en marche : le « Sommet de la gouvernance mondiale » crée un « Conseil mondial du bonheur »

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En marche ! Le 20 mars a été créé, par l’ONU et les principales organisations du globalisme, un Conseil mondial du bonheur (World Happiness Council, WHC), dont le contenu avait été finalisé à Dubaï, dans le cadre du très discret Sommet de la gouvernance mondiale (World government summit, WGS) qui avait réuni du 11 au 13 février 4.000 notables mondiaux sous la bannière des principales organisations globales. Curieusement, ce conclave mondialiste basé aux Emirats arabes unis a été passé sous silence par les grands médias de l’endoctrinement et de la dissimulation. Son Excellence Cheikh Mohammed bin Rachid al Maktoum, vice-président, Premier ministre et ministre de la Défense des Emirats arabes unis et émir de Dubaï, y a déclaré que son pays « estime que le rôle des gouvernements consiste à apporter le bonheur à leurs peuples ». Un truisme qui serait inoffensif s’il n’accompagnait l’entreprise de gouvernement global porté par les initiateurs de ce nouveau « machin ».
 

Richard Branson, Elon Musk, Christine Lagarde, Irina Bokova…

 
Car parmi les partenaires officiels qui ont assisté les Emirats dans l’organisation du Sommet gouvernemental mondial, matrice du Conseil mondial du bonheur, on retrouve les Nations unies, l’Unesco, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, l’OCDE, le World Economic Forum, le cabinet international de conseil McKinsey & Company et, pour la propagande de la bonne parole, CNN, Sky News, Harvard Business Review et Popular Science. Etaient présents à Dubaï en février l’inévitable, stratosphérique et décati Richard Branson (Virgin Group, 400 sociétés), le magnat frénétique Elon Musk (voiture électrique Tesla, société spatiale SpaceX…), la vaporeuse Christine Lagarde du FMI, la patronne de l’Unesco Irina Bokova, ex-cadre du très corrompu et dictatorial parti communiste bulgare mais choyée par les élites de Wall Street et de Davos, ou encore les socialistes Antonio Guttieres (secrétaire général de l’ONU) et Helen Clark (patronne du PNUD). Bref, les internationalismes de tous bords, des ultra-libéraux financiers aux supposés prolétariens.
 
Les grands médias se gardèrent de surjouer l’événement : si les coteries globalistes dévoilent plus facilement leurs calculs à des auditoires sélectionnés, elles continuent de les dissimuler aux bons peuples. La médiacrature fait son boulot, mentir par omission : il suffit de passer son temps à parler du sport, des divorces chez les stars ou des débats sur les aides sociales. En revanche, le jour où les « élites » nationales auront été vassalisées, on pourra compter sur l’hyperclasse globale pour lancer une série d’offensives-éclairs permettant comme par miracle de « résoudre » une myriade de « crises »… en imposant son hégémonie.
 

Le Conseil mondial du bonheur (WHC) est présidé par le globaliste forcené Jeffrey Sachs

 
Cette année, elle prépare un peu plus le terrain avec ce Conseil mondial du bonheur. Son simple intitulé évoque, au choix, le sourire amidonné et rapace du présidenticule post-français Emmanuel Macron, ou l’organisme allemand d’avant-guerre gaiement intitulé Kraft durch Freude, (La force par la joie) qui offrait à l’ouvrier teuton et nazifié de saines vacances sur la Baltique. Le bureau de ce WHC, composé de douze membres, se réunira deux fois l’an sous la présidence du professeur Jeffrey Sachs, membre du célébrissime CFR – le Conseil américain des relations internationales – directeur à l’Université Columbia de l’Earth Institute, financé par George Soros, et cheville ouvrière du globalisme totalitaire. Ces douze pseudo-apôtres vont nous proposer les moyens d’être heureux. Nul doute qu’ils feront appel à l’inventivité des ingénieurs sociaux et des vendeurs d’aspirateurs. Pour l’instant, ils proposent dans un document truffé de bonnes intentions d’inspecter les conditions de travail, de favoriser la formation permanente, de mesurer le bonheur des salariés ou de désigner les « meilleures » entreprises.
 

Le rêve d’unification planétaire selon le banquier Warburg

 
Le chroniqueur William F. Jasper, accrédité auprès de l’ONU, rappelle dans thenewamerican.com que l’entreprise d’unification planétaire sous un gouvernement mondial remonte aux années 1920. James P. Warburg, banquier sur Wall Street et conseiller de Roosevelt, déclarait en 1950 devant une commission du Sénat : « Nous aurons un gouvernement mondial, que nous le voulions ou non. La question est seulement de savoir si ce gouvernement mondial sera réalisé par le consentement ou par la conquête ».
 
Durant la même période, le national-socialisme allié au Japon prétendait lui aussi imposer un gouvernement mondial, basé alors sur une hiérarchisation ethnoculturelle et militaire. Désormais, la hiérarchisation est techno-marchande et financière. William P. Warburg fut longtemps membre du CFR. Son père, Paul, est le père du système de réserve fédérale américain, l’une des armes létale contre les libertés des Etats fédérés.
 

Globalisme : le rôle décisif du CFR et la recette de Lincoln P. Bloomfield

 
Le CFR est depuis un demi-siècle l’outil des élites américaines pour forger un gouvernement mondial : banquiers, PDG, professeurs, présidents des Etats-Unis, élus au Congrès, acteurs. L’un de ses membres éminents, Lincoln P. Bloomfield, publiait en 1962 un rapport intitulé « Un monde réellement contrôlé par les Nations unies » dans lequel il écrivait que « le gouvernement mondial sera issu de la création d’institutions supranationales auxquelles il sera obligatoire d’adhérer et qui posséderont une prééminence en matière de pouvoir politique ». Il incluait « la possibilité d’employer la force physique ». Cette conception pyramidale se situe à l’opposé du principe chrétien de subsidiarité qui pose l’obligation inverse : conférer le pouvoir aux institutions compétentes les plus proches des populations. L’instauration de cette hégémonie paraissant alors lointaine, Bloomfield écrivait que la façon la plus rapide « passait par une crise grave ou une guerre afin d’imposer un basculement rapide des opinions nationales en faveur de cette solution ». « L’ordre que nous envisageons pourrait résulter d’une série de chocs soudains, graves et traumatiques », poursuivait-il. L’ordre par le chaos, vieille arme maçonnique. Nous y sommes.
 

Matthieu Lenoir

 

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Alexander Kjerulf (à gauche) , expert du bonheur au travail, à Dubaï