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Des enfants de maternelle « radicalisés » : rapport sur l’islam à l’école en Belgique

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De la récitation du Coran pendant la récréation aux menaces de mort, les enfants de classe maternelle dans la petite ville de Ronse en Belgique montrent de plus en plus de signes de « radicalisation ». Et plutôt que de dire « les enfants », il faudrait dire : « les enfants musulmans ». C’est la conclusion d’un rapport interne réalisé dans le cadre de l’école Ovide Decroly : un rapport proprement effarant puisqu’il témoigne de la violence que portent en eux des gamins de cinq ou six ans qui, au contraire de leurs aînés, n’ont pas le réflexe de la dissimuler.
 
Sous le titre « L’endoctrinement des tout-petits », le rapport évoque nombre de faits relevés par une maîtresse dont on imagine le désarroi.
 
C’est elle qui a constaté que ces jeunes élèves récitent des versets du Coran en arabe dans la cour de récréation. Certains ne viennent pas à l’école le vendredi pour des raisons religieuses. D’autres ne viennent pas du tout, parce que la vision de l’école ne correspond pas à leurs convictions religieuses (ou plutôt, celle de leurs parents).
 
« Une des petites a déjà un ami au Maroc qu’elle doit épouser plus tard. Une petite fille refuse de serrer la main d’un garçon, ou de se tenir à côté d’un garçon lorsque les enfants se mettent en rang », témoigne l’institutrice.
 

Des élèves radicalisés à cinq ans : ces petits musulmans de Belgique…

 
L’école – qui porte le nom de l’inventeur de la méthode globale d’apprentissage de la lecture… à l’intention des sourds ! – fait partie du réseau d’écoles GO ! : des écoles communales et même communautaires « ouvertes », inclusives, accueillant aussi bien des autochtones flamands que des migrants et des réfugiés. Ces écoles se qualifient elles-mêmes de « maisons de verre » et ont pour ambition de réaliser la mixité sociale dans le respect de la diversité linguistique – et ici, on ne parle pas seulement du flamand et du wallon ! Le tout avec le soutien financier de l’Etat belge.
 
Une telle école ne saurait être confessionnelle. Mais on y fête tout de même Noël et le Nouvel an – au grand dam des petits « radicalisés » évoqués par le rapport. La maîtresse raconte ce qu’elle a vécu au cours de la deuxième semaine de décembre 2016. « Dans la classe, on explique le sens de l’ambiance de Noël et de la célébration du Nouvel an. On ne met pas l’accent sur l’aspect religieux puisque nous sommes une école GO ! L’information est dirigée sur le fait que la nature est endormie, que les nuits sont longues et que rien ne fleurit ni ne pousse. Un gamin d’origine allochtone réagit : les arbres de Noël, il n’y en a que chez les cochons. En tant qu’enseignante, je prends cela très au sérieux : il ne s’agit pas de la déclaration d’un enfant de cinq ans, cela vient des parents… des leçons islamiques ? La mère est effarée de ma réaction lorsque je lui parle de cette déclaration. Il s’ensuivra des milliers d’excuses, et des tonnes de dessins où je suis représentée en princesse. »
 
Mais ce n’est rien à côté des gestes expressifs de ces petites têtes pas toujours très blondes : le pouce qui tranche la gorge par exemple.
 

Un rapport sur une école en Belgique parle de la radicalisation dès la maternelle

 
La direction de l’école Ovide Decroly affirme prendre contact dans ces cas de figure avec la police, ainsi qu’avec la responsable de la déradicalisation à l’académie d’Anvers pour le compte de la Commission européenne : Karin Heremans. Celle-ci parle d’une situation nouvelle. « Il est remarquable que ce soit des tout-petits qui fassent et disent ces choses. D’un autre côté, ils sont spontanés et ne font que restituer par jeu ce qu’ils ont vu et entendu ailleurs. A l’école primaire, nous n’avons pas encore expérimenté de telles choses. Les enfants plus âgés sont plus réfléchis et y pensent à deux fois avant de tenir de tels propos », commente Mme Heremans.
 
Un réseau spécialisé dans le suivi d’écoles accueillant des enfants musulmans, Netwerk Islamexperten, affirme ne pas encore avoir rencontré des enfants de classes maternelles radicalisés. Mais le réseau traite tout de même 481 dossiers d’écoles comportant des questions sur la radicalisation. Khalid Benhaddhou, l’un des experts, propose cette réponse irénique : « Les jeunes à la recherche informations sur l’islam vont vite entrer en contact avec le salafisme – l’Internet en regorge. Ce n’est évidemment pas ça, l’islam. En soi ce n’est pas un problème, tant qu’ils ne prêchent pas la haine et qu’ils ne menacent personne. Mais il nous appartient de veiller à ce que les jeunes apprennent que l’islam est plus que n’en disent certains prêcheurs de haine. Il n’y a pas de raison de ne pas respecter des personnes ayant d’autres convictions. C’est pourquoi il est important de continuer de proposer à l’école un solide enseignement à propos de l’islam. »
 
Personne ne souligne donc l’évidence : que c’est l’islam lui-même qui pose un problème.
 

L’islam des parents déteint sur les enfants

 
Les autorités belges ont mis en place depuis quelques années des lieux où de tels faits peuvent être rapportés : on en a comptabilisé 52 en 2016, et vingt au cours des quatre premiers mois de 2017. Voilà qui ne règle pas le problème. Pour l’avenir, on propose d’envoyer davantage d’enfants issus de l’immigration vers les formations d’enseignants afin de leur permettre de jouer un rôle de modèle pour les futures jeunes générations. Voilà qui promet la mise en place d’un enseignement parfaitement communautarisé.
 
Et, deuxième effet, la manière dont on évoque cela sert également à promouvoir la laïcité : plutôt que de dénoncer une religion en soi violente, on vise l’idée qu’on puisse croire la religion vraie.
 

Anne Dolhein