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Les Etats-Unis veulent obliger le Nigeria à accepter le « mariage » gay et les droits LGBT

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S’il fallait la preuve de la pression sur les Etats pour faire avancer les « droits LGBT » et le « mariage » gay à travers le monde, les récents échanges de Linda Thomas-Greenfield, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines des Etats-Unis avec des journalistes lors d’un « live-chat » (session de questions-réponses en direct sur Internet) l’apporte abondamment. A l’orée d’une visite d’Etat du président nigérian Muhammadu Buhari à la Maison Blanche, lundi, elle a indiqué que les Etats-Unis entendaient remettre le Nigeria sous pression pour abroger sa loi contre les unions homosexuelles, affirme thisdaylive.com. En langage diplomatique, et compte-tenu de la puissance américaine, cela revient à vouloir obliger le Nigeria à se soumettre.
 
Ces déclarations interviennent peu de jours après que les évêques du Nigeria ont réitéré leur condamnation de l’« activisme homosexuel » et du « mariage » gay.
 
Linda Thomas-Greenfield a en tout cas assuré que les Etats-Unis ne relâcheraient pas la pression, et qu’ils allaient au contraire l’augmenter tant que le Nigeria n’aura pas légalisé le « mariage » des couples de même sexe. Elle a rappelé que la protection des homosexuels fait partie de la politique étrangère des Etats-Unis, une politique qui continuera d’être mise en œuvre contre l’ensemble des pays ayant un régime de lois contraires aux droits des LGBT et de leurs « communautés », rapporte le Nigerian Pilot.
 

« Mariage » gay et droits LGBT, pierres d’angle de la politique étrangère américaine

 
Voici ce qu’elle a dit, d’une manière bizarre dont nous essayons de rendre l’allure dans notre traduction : « En tant que gouvernement, c’est l’une des priorités les plus hautes et l’une des valeurs les plus fortes que la discrimination contre quiconque sur la base de leur orientation sexuelle est un mal. » D’où cette pression maintenue et renforcée…
 
La sous-secrétaire d’Etat américaine a récusé l’idée selon laquelle de telles pression puissent être considérées comme une « ingérence », ajoutant que le Nigeria possède avec l’Ouganda les lois les plus dures contre la communauté gay.
 
« Il s’agit d’un travail au long cours, mais je pense que vous serez d’accord avec moi pour dire que la loi du Nigeria va vraiment loin dans la discrimination à l’égard de cette communauté et contre ceux qui s’associent avec elle. Alors nous continuerons de faire pression sur le gouvernement et le législateur afin de modifier ces lois et de faire bénéficier tous les Nigerians des droits de l’homme quelle que soit leur orientation sexuelle », a-t-elle dit.
 

Les Etats-Unis veulent obliger le Nigeria à reconnaître les droits des homosexuels

 
Il y a là une forme de tromperie dans la confusion délibérée entre les droits de l’homme compris comme le droit de voir la vie, à la propriété privée, à la conscience respectée, de ne pas être injustement condamnés, de pouvoir fonder une famille – tout cela n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle – et les faux « droits » de n’importe quel homme de s’adonner à des pratiques de tous ordres que la morale réprouve. En l’occurrence, il s’agit d’imposer le droit à nombre de pratiques sexuelles associé à leur institutionnalisation et à leur reconnaissance, alors que leur interdiction ne constitue pas une discrimination injuste.
 
Il faut dire qu’on a fait le lit de cette interprétation depuis fort longtemps, en faisant croire que toute « discrimination » est injuste par nature.
 
Pour qu’il n’y ait aucun doute sur la portée des « droits de l’homme » tels qu’ils sont aujourd’hui interprétés par les Etats-Unis, Linda Thomas-Greenfield a précisé :
 
« Avec ce qui se passe aux Etats-Unis, vous pouvez vous-mêmes déterminer jusqu’où nous sommes prêts à aller. Nous croyons fortement aux droits de l’homme pour tous et nous sommes particulièrement opposés aux lois qui ciblent la communauté gay en vue de la discriminer. Et donc, nous sommes disposés à imposer cela comme notre politique, pas seulement en Afrique mais dans le monde entier. »
 
Autrement dit : les Etats-Unis qui viennent d’imposer le « mariage » gay même à leurs Etats récalcitrants entendent bien en faire autant partout ailleurs.
 

Anne Dolhein