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Florange : la désindustrialisation de la France, conséquence de la mondialisation

 
Notre reportage du 25 novembre 2013
 
Lorraine. Que reste-t-il des 165.000 personnes qui vivaient de la métallurgie dans l’Est de la France et des millions de tonnes d’acier que l’on produisait ? Durant des décennies, une petite vallée de l’Est a résonné de la fabrication et de la manipulation des barres de métal produites dans l’un des quarante sites d’Arcelor. La vallée vivait au rythme de ses fours géants, du va-et-vient de ses ouvriers, du bruit des ces marteaux. Les usines de production d’acier des villes de Florange, Hayange, Duckange, Gandrange faisaient vivre des dizaines de milliers d’ouvriers. Mais les gouvernements qui se sont succédés au pouvoir de l’Etat français depuis quarante ans, les politiques européennes et mondialistes orchestrées de toutes pièces qui furent imposées, ont eu raison du joyau de l’industrie française et du travail de ses ouvriers. Le choix politique imposé au niveau mondial de la « libre concurrence » a conduit la métallurgie à la ruine. En 2004, les usines d’Arcelor, premier groupe européen métallurgique, ont été vendues à l’indien Lakshmi Mittal. Pourtant, Arcelor est encore à cette époque, le premier producteur mondial d’acier. Le Groupe n’a besoin de Mittal pour se développer. Depuis, Lakshmi Mittal a dépecé l’ensemble des usines. Le 24 avril 2013, Arcelor Mittal a prononcé l’arrêt définitif des derniers hauts-fourneaux de Florange Hayange. Le gouvernement a « gesticulé » pour faire croire qu’il s’opposait à la vente. Des gesticulations qui une fois encore n’ont rien donné. L’arrêt des derniers hauts-fourneaux sonne la fin de la dernière usine symbole de l’époque phare de la sidérurgie française.
 
Un gâchis industriel considérable et dont la France ne se relèvera pas. L’annonce récente de François Hollande sur le site même des usines de créer un centre de recherche, sonne comme une nouvelle insulte aux milliers d’ouvriers qui ont perdu leur travail. Dans la vallée de la Fensch, la métallurgie et son savoir-faire se sont transmis à des générations toutes entières. Il n’est reste plus rien…