Derrière la Journée de la Terre fondée par Gaylord Nelson, un dessein mondialiste, égalitariste, malthusien, despotique

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Première Journée de la Terre le 22 avril 1970


 
L’appareil de manipulation des foules a donné à plein aux Etats-Unis pour la « Journée de la Terre », ce 22 avril. Lancée en 1970 par Gaylord Nelson, sénateur démocrate du Wisconsin, cette journée de catharsis néopaïenne va bien plus loin que la simple célébration du tri des ordures ou de la protection des arbres. Ses participants ignorent qu’ils sont manipulés en vue d’objectifs cachés bien différents de la simple « défense » de l’environnement : mondialistes, égalitaristes, malthusiens, despotiques. Denis Hayes, désigné par Gaylord Nelson pour organiser la Journée de la Terre, lançait en ce 22 avril 2017 : « Les politiciens et les patrons qui sautent dans le train de l’environnementalisme n’ont pas la moindre idée de ce qu’ils font : (…) ils brandissent fièrement leurs plans de stations d’épuration inadaptées quand nous contestons les principes d’une société qui, avec 6 % de la population mondiale, consomme plus de la moitié des matières premières ». Il s’est bien gardé de relever l’importance de la production totale réalisée par ces mêmes Etats-Unis, ou la consommation explosive de la Chine.
 

L’utopie rationaliste, égalitariste et autoritaire de Gaylord Nelson

 
Gaylord Nelson lui-même, dans un discours prononcé la veille, précisait que ses objectifs environnementaux « exigeront des décisions difficiles – politiques, économiques et sociales – telles qu’il n’est pas certain qu’elles recevront l’appui de la majorité ». De fait, l’objectif consiste plus à asservir la planète à une utopie rationaliste et égalitariste qu’à la « sauver ».
 
Dès 1970, le « Manuel environnemental » (The Environmental Handbook) affichait l’inspiration socialiste et internationaliste du mouvement naissant, prônant à la fois un contrôle autoritaire de la société et la fin des nations pour « sauver la planète ». L’ouvrage déclare l’état d’urgence pour justifier des réformes autoritaires. On y retrouve des diatribes du Dr Paul Ehrlich, de Stanford, auteur du best-seller alarmiste publié en 1968, The Population Bomb, qui prédisait « dès septembre 1979 l’extinction de toute vie animale d’importance dans les océans et l’évacuation de zones côtières suite à l’accumulation de quantités de poissons morts entraînant une puanteur colossale ». Ehrlich avait prédit des « millions de morts de faim » dès les années 1970. On découvre d’autres aspects de ce corps de doctrine dans le recueil de contributions à la première Journée de la Terre, Earth Day, The Beginning.
 

En prétextant de futures famines, Paul Ehrlich justifiait l’avortement et la stérilisation par l’eau

 
Toute la stratégie des organisateurs de la Journée de la Terre consiste à prétendre éviter des catastrophes environnementales en limitant l’impact supposé négatif de l’activité humaine, en particulier par la limitation de la population. Paul Ehrlich assénait que « l’avortement est une méthode efficace pour le contrôle des populations », prônant « l’adjonction de stérilisants aux eaux potables ou aux denrées de base, avec des doses d’antidotes rationnées par les gouvernements pour respecter la taille de population désirée ».
 
Le rédacteur en chef du « Manuel environnemental », De Bell, écrivait qu’après avoir stoppé la croissance de la population, « nous travaillerons pour réduire l’humanité actuelle (de 1970, NDLR) de trois milliards et demi d’individus à moins d’un milliard afin de garantir un niveau de vie général équivalent à celui de la Norvège ou des Pays-Bas ».
 

Le dessein mondialiste et despotique des inventeurs de la Journée de la Terre

 
Dans le même ouvrage, le professeur d’histoire Lynn White, de l’UCLA, voulait changer la religion : « La crise écologique s’aggravera tant que nous n’aurons pas éliminé l’axiome chrétien selon lequel la nature n’a d’autre raison que servir l’homme ». Gary Benoit, chroniqueur pour Thenewamerican.com, note : « Apparemment donc, c’est à l’homme de servir la nature. »
 
Le programme de nos écologistes, outre réduire la population, entend limiter l’impact de chacun sur l’environnement, ce qu’ils dénomment par euphémisme « développement durable ». Ce dernier revient à imposer un nivellement frappant avant tout les pays « développés », ceux dont le génie a permis une vie digne et relativement protégée. René Dubos, professeur à la Rockefeller University, prônait de « réduire de 25 % la consommation d’énergie des Etats-Unis en dix ans ». Ils entendent aussi « mettre fin à un système social basé sur l’avidité personnelle au bénéfice d’un système basé sur l’intérêt social », théorie néomarxiste prônée par Rennie Davis, accusé d’avoir préparé les émeutes de Chicago en 1968 lors de la convention démocrate. Ce dernier ajoutait : « La Journée de la Terre permettra aux enfants de la Révolution américaine de mettre à bas le capitalisme et de nous libérer. » Le sénateur républicain James Pearson était plus prosaïque : « Nous devrons réduire les profits, diminuer le confort, augmenter les impôts et endurer des sacrifices. »
 

La Journée de la Terre, un cheval de Troie au service de l’idéologie malthusienne

 
Cette pensée malthusienne et répressive ne peut évidemment se réaliser que sous la férule d’un gouvernement global. Le « Manuel environnemental » incluait ainsi un article du chroniqueur John Fischer qui qualifiait la constitution des Etats-Unis « d’artefact politique ». Dans la furie de déconstruction présidant à l’élaboration de cette idéologie, il citait le Pr Richard Falk de Princeton, pourfendeur « des Etats souverains inadaptés à la gestion des affaires de l’humanité ». Autre éditorialiste, Norman Cousins écrivait lors de la première Journée de la Terre : « L’humanité a besoin d’un ordre mondial, les nations souveraines sont incapables de traiter la question de la dégradation de l’environnement. »
 
L’Agence de protection de l’environnement fut créée aux Etats-Unis dans la foulée de la première Journée de la Terre. L’an dernier, la même Journée vit signer le Traité de Paris, aux contraintes frappant principalement les pays « développés », nouvelle arme de « gouvernance mondiale ». « Si les objectifs occultes et mortifères de la Journée de la Terre étaient mieux connus, sa popularité ferait long feu », relève Gary Benoit.
 

Matthieu Lenoir