Judith Curry, cette scientifique poussée à la démission par la secte du réchauffement climatique

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Judith Curry, professeur à l’Ecole des sciences de la terre et de l’atmosphère au Georgia Tech d’Atlanta.


 
C’est un nouveau pavé dans la mare du prétendu « réchauffement climatique d’origine humaine ». Judith Curry, professeur à l’Ecole des sciences de la terre et de l’atmosphère au Georgia Tech d’Atlanta a démissionné de tous ses postes universitaires. Cette scientifique tantôt qualifiée de « climato-réaliste » pour les plus éclairés ou de « climato-sceptique » pour les réchauffistes, dénonce sur son blog Climate Etc la « démence » qui règne dans le domaine de l’étude du climat. Elle a été attaquée par le très dogmatique Scientific American. Elle met en cause par ailleurs le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat, le GIEC.
 
« L’une des raisons principales » de son départ réside dans le fait qu’elle « ne sait plus quels conseils donner aux étudiants et aux chercheurs pour faire le tri dans le domaine dément des sciences du climat », écrit-elle. Judith Curry n’est pourtant pas n’importe qui. Elle a été reçue ou décorée par l’American Meteorological Society, l’American Geophysical Union, la NASA, l’agence officielle de l’environnement des Etats-Unis NOAA, et la Fondation nationale des sciences. Mais sa patience est à bout : « La recherche et les autres activités ne sont reconnues que si leurs conclusions vont toujours dans le sens approuvé par l’establishment académique politisé qui chapeaute le financement, la capacité à être publié, les nominations à des postes prestigieux… »
 

La scientifique Judith Curry estime ne plus pouvoir travailler à l’université

 
Judith Curry a été au centre d’une controverse en 2010 quand la revue Scientific American l’a publiquement qualifiée « d’hérétique du climat » pour avoir contredit ses collègues en mettant en doute le dogme du GIEC sur le réchauffement anthropique. Elle avait répliqué sur son blog, le 25 octobre 2010 : « Si le GIEC est en soi un dogme, alors oui, comptez-moi parmi les hérétiques. Le problème ce n’est pas moi, mais c’est pourquoi et comment le GIEC est devenu en lui-même un dogme. »
 
Elle avait aussi été mise en cause par Michael Mann, professeur à la Pennsylvania State University. Ce dernier avait publié un graphique des températures dit « en crosse de hockey », qui minimisait les optimums de chaleur du Moyen Age pour mieux faire ressortir le caractère supposément exceptionnel d’un « réchauffement » actuel. Cette étude avait suscité doute et suspicion. Mann avait alors qualifié Curry d’être « antiscience ». Rien de moins.
 

Démission de Judith Curry pour se libérer du faux dogme de l’Eglise du réchauffement climatique

 
Judith Curry, qui officiellement quitte son poste pour des raisons personnelles mais ne fait pas mystère de ses motivations profondes, a ouvertement dénoncé le fait qu’au Georgia Tech les jeunes chercheurs sont obligés de donner le change à une « coterie universitaire politisée » et que « souvent ils doivent subir un combat entre honnêteté scientifique et suicide professionnel ».
 
Mme Curry ne compte pas pour autant baisser les bras. Elle va poursuivre ses recherches et ses publications loin des pressions politiques universitaires : « Je toucherai plus de monde – étudiants et jeunes chercheurs inclus – par les médias sociaux. Je ne prétends pas avoir réponse à tout. Mais j’espère pousser étudiants et scientifiques à penser hors de leur petit bulle. Je vais travailler sur l’amélioration des méthodes d’interprétation des données climatiques, des prévisions météorologiques et des scénarios d’évolution climatique régionale pour mieux informer les politiques globales ». Pour ce faire, elle a fondé depuis quelques temps déjà le CFAN (Réseau d’applications des prévisions climatiques). C’est sa façon protéger sa liberté de scientifique.
 

Matthieu Lenoir