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Le Kansas attaque le monopole monétaire de la Fed en voulant détaxer les ventes d’or et d’argent

Kansas monopole FED or
 
Après le Texas qui vient de créer sa réserve d’or, c’est au tour du Kansas de porter un coup à l’emprise étouffante de la Réserve Fédérale : ses législateurs envisagent un projet de loi qui exempterait de taxes toutes les ventes d’or, d’argent et de métal précieux. Une petite mais importante étape vers le rejet du monopole de la Fed, cette Banque qu’on dit centrale, mais qui n’a jamais été que privée.
 
L’introduction de la concurrence dans ce système monétaire imposé pourrait bien faire imploser les mécaniques bien huilées de celle qui préside depuis près d’un siècle à la politique du pays en la matière. Ce système qu’elle a fondé, à dessein, sur la dette et dont les rois sont fatalement les prêteurs….
 

Le Kansas monte au créneau et détaxe l’or

 
Très exactement, comme nous le démontre cet article du NewAmerican, le projet de loi déposé le 2 mai dernier mettrait fin à la taxe sur les gains en capital réalisés à partir de l’achat et de la vente d’espèces. S’il est approuvé par le législateur de l’État et signé par le gouverneur, le projet de loi 2421 éliminerait les taxes sur toutes les ventes de pièces d’or, d’argent et numismatiques, les lingots de palladium, de platine, d’or ou d’argent ; ainsi que la monnaie, pièce d’or, d’argent ou devises.
 
Un petit pas courageux vers la rupture du monopole de la Réserve fédérale sur l’argent, en facilitant dans les transactions l’utilisation de l’or et de l’argent que les réglementations d’État décourageaient. C’est l’ouverture à la concurrence dans un système monétaire où règne la toute-puissante Fed…
 
Le projet de loi « inciterait également les investisseurs qui veulent protéger leurs richesses contre la dévaluation de la monnaie en investissant dans des lingots d’or et d’argent. Cela permettrait au Kansas de s’abriter des effets de l’assouplissement quantitatif et des autres politiques de la Banque Centrale qui érodent constamment la valeur du dollar »
 
Comme le souligne le journaliste du New American, « L’assouplissement quantitatif n’est qu’un des outils utilisés par la Réserve fédérale depuis plus d’une décennie pour démanteler le puissant moteur économique qui a conduit à la prospérité aux États-Unis. Les taux d’intérêt volatils et le spectre de l’inflation toujours imminente sont deux des autres astuces du commerce de la Fed. »
 
Bien que le projet de loi n’accepte pas encore immédiatement que l’or et l’argent soient utilisés comme monnaie légale dans « l’État du tournesol », c’est une étape claire en ce sens.
 

État par Etat, c’est ainsi qu’on peut contrer le monopole de la Fed

 
C’est surtout la volonté affichée d’un retour à une monnaie saine, ne dépendant pas exclusivement et expressément des billets de la Réserve fédérale, et donc adaptée aux véritables fluctuations d’un marché libre
 
Évidemment, cette idée n’a jamais été appuyée par le Congrès – ce Congrès qui créa lui-même la bête un jour de décembre 1913 –, toutes les tentatives en ce sens ont été rapidement avortées. Mais, à l’heure actuelle, il souffle comme un vent de contestation : actuellement, vingt-deux États américains sont entrés dans cette course (à différents stades législatifs) pour recouvrer ce bien-être économique mis à mal.
 
Le professeur d’économie William Greene est sûr de lui : comme l’or et l’argent ont davantage de valeur que les billets de la Réserve Fédérale, les gens ayant à disposition les deux moyens se tourneront peu à peu, inexorablement, vers les premiers ; et ce sera la fin du monopole du gouvernement fédéral sur l’argent. D’autant plus que cette séduisante et rassurante situation générera un afflux d’activités bancaires et de transactions.
 
État par État, c’est ainsi qu’on peut contrer la Fed.
 

Ces banques privées qu’on dit centrales….

 
Réaliserait-on l’immensité des dégâts causés par la Réserve fédérale et la sombre coterie des banquiers mondiaux qui la tiennent toute entière ? Parce qu’en dépit de son nom, la « Banque centrale des Etats-Unis » n’est en rien sous le contrôle du gouvernement américain, du Congrès ou même du Président.
 
C’est une banque privée appartenant à des actionnaires privées dont les intérêts ne sont pas, logiquement, ceux du pays, mais les siens propres. Et depuis près d’un siècle, elle jouit d’une indépendance insolente et royale, manipulant toute la politique monétaire du pays – depuis 1913, le dollar a perdu 95 % de son pouvoir d’achat –, usant de leviers monétaires constitutionnellement réservés au Congrès…
 
Fondant son système sur la dette, s’accommodant de toutes les couleurs politiques, elle a pu ainsi accumuler sans limites, à l’abri de toute concurrence. C’est la structure même du pouvoir politique moderne, depuis la création des réserves dites fractionnaires au XVIIe siècle… (ce bon vieux système qui fait prêter dix fois plus qu’on ne possède).
 

« Je crois sincèrement que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières » Thomas Jefferson

 
Le journaliste du NewAmerican, Joe Wolverton, le rappelle : jamais il n’y a eu, au Congrès, de vérification approfondie ou une quelconque demande de comptes au sujet de ses activités.
 
Le maillon fédéral peut se révéler, dans une certaine mesure, un vecteur de libération, en dépit d’une politique américaine globale qui tend de plus en plus à établir un pouvoir parfaitement centralisé, à l’instar de nos démocraties européennes. Les États doivent réaffirmer la souveraineté que leur confère la Constitution et fissurer, un à un, le carcan de la Fed.
 
Si le Comité du Kansas sur la Fiscalité approuve le projet de loi 2421, et cesse d’imposer une taxe à l’achat d’or, d’argent et d’autres métaux précieux, il monte au créneau.
 

Clémentine Jallais