Le nombre de migrants de la Libye vers l’Europe a augmenté et ce sont très majoritairement de jeunes hommes

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Les migrants sont de plus en plus nombreux à mourir entre les côtes libyennes et l’Italie.


 
C’est un nouveau rapport du Haut-Commissariat des Nations unies sur les réfugiés (HCR), publié lundi, qui en fait état. Le nombre de migrants, dans cette voie de la Méditerranée centrale qui part de la Libye pour arriver en Europe, via l’Italie, est en hausse permanente. Et ce ne sont pas des familles réfugiées fuyant la guerre et les persécutions. Mais des jeunes hommes à 80% et qui migrent pour des raisons économiques.
 
Il faut pourtant toujours leur ouvrir les portes parce qu’ils manquent de mourir dans la traversée – les arguments évoluent, pour un même résultat.
 

Des hommes de 22 ans à 80 % qui entrent en Europe

 
« La Libye est de loin le point de départ privilégié pour les réfugiés et les migrants d’Afrique qui espèrent atteindre l’Europe. Mais il est particulièrement dangereux » dit le rapport. Cela ne décourage pas grand monde visiblement, puisque le même rapport prévoit un maintien voire une augmentation du nombre de volontaires au passage.
 
Le HCR a dénombré 84.830 arrivées en Italie par voie maritime depuis le début de l’année, soit une augmentation de 19 % par rapport à la même période de l’année dernière.
 
Grâce à de nombreux entretiens avec des réfugiés et des migrants en Libye, en Algérie, au Tchad, en Italie, au Niger et en Tunisie en 2016, les auteurs de l’étude ont, de plus, pu constaté que 80% des réfugiés et des migrants voyageant vers l’Europe étaient des hommes jeunes. Que leur âge moyen était de 22 ans. Et que la grande majorité d’entre eux voyageaient seuls.
 

16 % de ces migrants ont suivi une formation professionnelle

 
Il suffit de faire un focus sur les migrants arrivant déjà en Libye. « Les ressortissants étrangers venant en Libye sont principalement des jeunes hommes célibataires ayant un faible niveau d’éducation (seulement 16 % ont suivi une formation professionnelle ou des études supérieures). Nous estimons que 30 % des personnes qui traversent la Méditerranée centrale ont besoin de protection internationale (…) Les autres personnes [la majorité] qui traversent la Méditerranée sont des migrants économiques ».
 
Exit l’image d’Epinal de la famille entière fuyant la violence et une mort certaine…
 
La moitié d’entre eux veut rejoindre l’Europe. L’autre moitié vient chercher du travail en Libye, temporaire ou permanent. Mais il s’avère que rapidement l’instabilité et l’insécurité du pays ont raison de la détermination de ces derniers et les font opter pour le « nirvana » européen.
 

Libye, Soudan, Somalie, Syrie : les quatre pays visés par les administrations américaines

 
Et ces migrants clandestins proviennent de plusieurs pays, parmi lesquels évidemment la Libye, mais aussi le Soudan, la Somalie et la Syrie… Autant de pays, comme le faisait remarquer un article du magazine Breitbart, que l’administration Obama elle-même avait jugé « préoccupants » et pour lesquels elle avait imposé des restrictions de voyages !
 
L’administration Trump, elle, a interdit depuis le 16 mars, date d’entrée en vigueur de son nouveau décret sur l’immigration, toute arrivée de ressortissants de ces quatre pays (hormis quelques exceptions) auxquels s’ajoutent l’Iran et le Yémen !
 
Ainsi, c’est l’Europe qui va écoper de cette charge merveilleuse. En plus de tous ces mineurs non accompagnés (14 % de l’ensemble) venus principalement d’Érythrée, de Gambie et du Nigéria.
 

Le père de Léa Samalé, Ghassan Salamé, nommé en Syrie par les Nations unies

 
Certes, on nous dit que l’ONU tente de reprendre le contrôle de la situation en Libye, de lutter contre la crise des réfugiés et contre l’instabilité qui met le feu à la région dans son ensemble et crée cette fuite vers l’Europe… Mais il y a fort à s’inquiéter quand on voit qui vient d’être nommé, le 20 juin dernier, dans le rôle d’envoyé spécial des Nations unies.
 
Le Libanais Ghassan Salamé est sans doute un intellectuel réputé et un diplomate chevronné, mais il est surtout membre du conseil d’administration de l’« Open Society Foundation » de George Soros, depuis des années… (c’est aussi le père de la journaliste très engagée – et très énervante – Léa Salamé).
 
Les objectifs onusiens flirtent sans sourciller avec les impératifs mondialistes.
 

Sauver plus de vies en Méditerranée…

 
D’ailleurs, le mois dernier, le secrétaire général Antonio Guterres a critiqué les pays développés qui ferment leurs frontières.
 
Prenant appui sur un taux de décès en Méditerranée en hausse (2.072 morts sur les plus de 75.000 personnes qui ont tenté la traversée de janvier à juin 2017), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a exhorté, mardi, les États membres de l’Union européenne à redynamiser la coopération dans l’intérêt commun de sauver plus de vies en Méditerranée.
 
« L’accueil des migrants sauvés ne peut être considéré comme un problème que pour l’Italie, mais pour l’Europe dans son ensemble ». Les ONG doivent pouvoir continuer à travailler sans entrave. Le rapport d’Amnesty International est plus clair : « Le seul moyen durable et humain de réduire le nombre de migrants et de réfugiés risquant leur vie dans ces terribles traversées est d’ouvrir des voies sûres et légales pour rejoindre l’Europe ».
 

Clémentine Jallais