Mixité : un collège de l’Opus Dei privé de « Chevauchée des Rois mages » à Madrid pour cause de « discrimination »

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Le collège Arenales de l’Opus Dei, à Madrid.


 
A Madrid, la mixité scolaire conditionne désormais la participation aux festivités municipales. Une école de l’Opus Dei, le collège Arenales du quartier de Carabanchel, s’est vu refuser l’autorisation de se joindre au traditionnel défilé de la « Chevauchée des Rois mages » par la municipalité, proche du mouvement de gauche radicale Podemos, au motif qu’elle pratique « la discrimination à raison du sexe ». Voilà les élèves de cette école catholique privés de fête publique à l’occasion de laquelle les enfants espagnols reçoivent leurs cadeaux.
 
C’est la mairie de Madrid, dirigée par l’ancienne magistrate communiste Manuela Carmena de Ahora Madrid, qui a précisé la raison du refus opposé à l’association de parents d’élèves du collège : « Nous souhaitons qu’il soit clair que la demande n’a pas été rejetée parce qu’ils sont catholiques : à Madrid, beaucoup de paroisses et d’écoles sous contrat participent. Cependant, cette école pratique la discrimination à raison du sexe et la Junte de Madrid a décidé de ne pas les faire participer. »
 

L’Opus Dei privée de « Chevauchée des Rois mages » à Madrid

 
Le collège Arenales accueille quelque 800 élèves. Il pratique la « ségrégation » entre filles et garçons pour certains cours – comme disent les médias. Il s’agit en fait d’une éducation différenciée dont les bienfaits sont nombreux et souvent même vantés par des partisanes du féminisme…
 
L’école n’avait même pas été invitée. La mairie avait sollicité au début du mois de novembre toutes les écoles de Carabanchel, écoles sous contrat comprises, pour l’inscription à la Chevauchée des Rois – à condition qu’elles soient enregistrées sous la catégorie « utilité publique ». Ce n’est pas le cas d’Arenales qui est certes sous contrat mais ne bénéficie pas de cette appellation.
 
Plusieurs établissements qui n’avaient pas non plus reçu d’invitation se sont manifestés auprès de la mairie comme Arenales et à la différence de l’école gérée par l’Opus Dei, ils ont pu s’inscrire.
 

Mixité au collège ou « discrimination » ?

 
La mairie contre-attaque en affirmant qu’Arenales n’a fait sa demande que le 16 décembre, sachant fort bien que toute inscription d’un établissement pratiquant la « discrimination selon le sexe, l’âge, la race ou des motifs idéologiques » serait rejetée – ce qui fut d’ailleurs fait le 17 décembre. « Ils ne peuvent pas dire qu’ils préparaient ce défilé depuis des mois », affirme la mairie, d’autant que selon celle-ci c’est la première fois que le collège prétend participer.
 
Du côté des parents d’élèves de l’école, on rejette évidemment ces explications, soulignant que les familles d’Arenales sont victimes d’une « discrimination » en bonne et due forme, celle-là : leur association a exprimé son indignation. Leur communiqué affirme qu’ils avaient reçu une autorisation dans un premier temps avant de se voir rejeter, « semble-t-il en raison des idées catholiques professées par le collège » – idées « que les parents ont choisies librement ».
 
L’injustice et la discrimination dont font l’objet les enfants et leurs familles a ému la municipalité voisine d’Alcorcon, à la périphérie de Madrid, qui a proposé de les accueillir pour la Chevauchée des Rois mages qu’elle organise elle aussi.
 

La discrimination de l’anti-sexisme

 
Voilà une affaire qui permet de mesurer non seulement le sectarisme, mais aussi l’inconséquence de ceux qui dénoncent la non-mixité dans les écoles, la « discrimination à raison du sexe » au point de stigmatiser les parents qui exercent librement leur responsabilité éducative. Inconséquence ? On attend toujours que les gauchistes de Madrid refusent l’inscription de toutes les écoles qui pratiquent la discrimination à raison de l’âge – en répartissant les élèves par classes !
 

Anne Dolhein