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Naufrage du “Titanic” : le rôle de la franc-maçonnerie britannique dans l’enquête dévoilé

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La récente publication d’archives secrètes sur la franc-maçonnerie britannique vient de jeter une nouvelle lumière sur le naufrage du Titanic et son bilan dramatique de plus de 1.500 morts. Le Telegraph de Londres met en évidence le nombre important d’initiés impliqué à la fois dans les procédures d’autorisation de naviguer donnée au bâtiment et dans l’enquête qui a suivi sa collision avec un iceberg, le 15 avril 1912. Les noms dévoilés figurent tous sur le site de généalogie Ancestry.co.uk qui a publié une liste de deux millions de francs-maçons.
 
L’enquête britannique menée par Lord Mersey – John Charles Bigham – avait chargé lourdement un navire à proximité du Titanic au moment de la catastrophe, le Californian, qui avait tardé à venir au secours du paquebot géant. Mais contrairement à l’enquête instituée par le Sénat américain, le Board of Trade (Bureau du commerce) britannique, responsable de l’autorisation de naviguer avait été disculpé. Il était lui-même organisateur de l’enquête…
 
L’examen des noms des intéressés sur la liste des francs-maçons publiée par Ancestry montre que Lord Mersey a été initié en 1881 à Londres. Tout comme le président du Board of Trade, Sydney Buxton, initié à 1888 à Londres dans une autre loge. Sur les cinq experts associés à l’enquête, deux figurent dans la liste. Lord Pirrie, président des chantiers navals qui construisirent le Titanic et directeur de la société mère de la ligne White Star était quant à lui initié à Montreal en 1904.
 

Naufrage du “Titanic” : du constructeur aux enquêteurs, tous francs-maçons ?

 
A l’époque, on avait qualifié l’enquête d’opération de blanchiment puisqu’elle avait exonéré à peu près tout le monde, alors que le Titanic avait pu prendre la mer pour son voyage inaugural avec le tiers de canots de sauvetage nécessaire à son nombre de passagers. Quant à l’équipage, il n’avait pas été entraîné à organiser une évacuation. C’est le Board of Trade qui avait mis en place la réglementation très laxiste qui avait permis cet état de fait.
 
Parmi les passagers, seuls trois, qui voyageaient tous en première classe, purent s’exprimer lors de l’enquête.
 
Les intérêts des uns et des autres avaient été mis en avant à l’époque comme explication du caractère lénifiant de l’enquête officielle. Aujourd’hui, le fait que le juge, les accusés, plusieurs experts, et les responsables de la construction et de l’exploitation du paquebot étaient tous liés par la fraternité maçonne est présenté par la presse anglaise comme un facteur important et nouveau pour comprendre ce qui s’est passé.
 

Les noms de 2 millions de membres de la franc-maçonnerie britannique dévoilé

 
Diane Clements, directrice de la Library and Museum of Freemasonry, a fait savoir qu’« alors que la franc-maçonnerie approche de son 300e anniversaire en 2017, nous sommes heureux de pouvoir donner accès aux détails concernant ses membres de jadis ». Pour la société secrète, on peut parler d’un virage à 180° : si elle ne dévoile pas les noms des maçons actuels, elle laisse entendre qu’elle assume et revendique son action passée.
 
Le Telegraph, qui a eu accès à la liste, indique qu’elle pourrait aboutir à une nouvelle appréhension de l’histoire du Royaume-Uni, alors que se révèle « l’étendue de l’influence maçonnique dans les hautes sphères de la société au faîte de la grandeur impériale britannique », même si certains francs-maçons cités sont déjà connus comme tels.
 
Sir Winston Churchill, le roi Edward VIII étaient dans ce cas. Aujourd’hui, il faut y ajouter Wellington, Kitchener, Oscar Wilde, Rudyard Kipling, Robert Scott, l’explorateur, tout comme Everest, Shackleton et Armitage, Edward Jenner, le pionnier de la vaccination, ou Alexander Fleming qui découvrit la pénicilline. S’y ajoutent de grands commerçants comme Harry Selfridge et des « milliers d’ingénieurs » qui assurèrent la domination industrielle britannique.
 
Une responsable d’Ancestry indique : « Sans pouvoir révéler le fonctionnement interne des cérémonies franc-maçonnes, ce que nous pouvons vous donner, ce sont les détails relatifs à plus de deux millions de membres historiques. »
 

Anne Dolhein