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Parc éolien maritime…
et illusions de grandeur ?

Parc éolien maritime illusions grandeur
 
Selon une nouvelle étude publiée par le journal scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences, l’énergie éolienne disponible dans l’Atlantique Nord serait suffisante pour couvrir les besoins énergétiques du monde entier.
 
Ainsi, un seul parc éolien installé en haute mer sur une surface équivalente à celle de l’Inde pourrait assurer de manière « propre », comme ils disent, assez d’électricité pour les besoins actuels. En effet, la vitesse des vents est de 70 % supérieure sur mer à celle enregistrée sur terre.
 
Ce serait vrai en hiver, précise l’étude : en été, seuls 20 % des besoins mondiaux seraient couverts… Mais, se réjouissent les auteurs, cela suffirait pour l’Union européenne !
 
Un tel rêve exigerait à la fois une coopération internationale inédite et des investissements gigantesques (sans même parler de la vulnérabilité de la concentration de la production et de la diffusion de l’énergie, et de l’incroyable pouvoir que détiendrait l’organisme forcément supranational qui la gérerait).
 
Les chercheurs ont montré que la récupération d’énergie éolienne sur l’océan serait bien plus efficace que sur terre où l’effet conjugué du tournoiement des pales limite la quantité d’énergie récupérable : on avance une évaluation haute de 1,5 watts par mètre carré. En haute mer, on pourrait arriver à 6 watts par mètre carré, selon les simulations de l’étude d’Anna Possner et Ken Caldeira de l’institution Carnegie pour la science de Stanford University.
 
Qu’est-ce qui crée l’énergie en Atlantique Nord ? C’est la chaleur qui se déverse dans l’atmosphère depuis la surface de l’océan, qui attire davantage d’énergie depuis la haute atmosphère que sur terre, ce qui réduit l’impact de la résistance des turbines. Ainsi que les parcs maritimes peuvent profiter une énergie qui vient de l’ensemble de l’atmosphère, là où les parcs terrestres sont limités aux mouvements d’air proches de la surface.
 
Mais au fait, quel est l’impact de cette résistance des turbines sur le climat dans les pays où ils sont abondamment répandus sur les territoires ?