Philippe Ariño, l’homosexuel qui a choisi la chasteté, harcelé par les LGBT à Barcelone

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Mobilisation contre la conférence de Philippe Ariño


 
Ils ont prétendu interdire sa conférence… Philippe Ariño, homosexuel qui a choisi la chasteté par amour du Christ, s’est heurté en Espagne à l’intolérance du lobby LGBT qui prétendait l’empêcher de s’exprimer dans une paroisse de Barcelone en le dénonçant comme le gay homophobe.
 
On se souviendra que le catholique Philippe Ariño faisait parti des figures des débuts la Manif pour tous avant d’être tenu à l’écart par Frigide Barjot qui ne voulait pas entendre parler de la « souffrance des homosexuels » au nom de la défense de leurs droits et de la « valeur » de leur amour, ce qui exclut de parler du caractère intrinsèquement désordonné de leur attraction pour les personnes de leur propre sexe.
 
Ariño, d’origine espagnole, devait intervenir à Barcelone dans le cadre d’un cycle de causeries organisées par la Délégation de la pastorale de la jeunesse.
 

Philippe Ariño harcelé par les activistes LGBT de Barcelone

 
Aussitôt la conférence annoncée, une levée de boucliers eut lieu, déclenchée par la mobilisation d’associations de défense des droits LGBT. Elle devait culminer avec l’envoi d’une lettre par le Parlement de Catalogne à l’archevêché, exigeant l’annulation de l’événement. Lettre signée aussi bien par les socialistes de Catalogne, les séparatistes de Catalunya sí, les centristes de Ciudadanos et quelques autres. Beaucoup d’« hétéros », donc !
 
L’archevêque de Barcelone, Mgr Juan José Omella, devait répondre par lettre à la Commission de l’égalité du parlement en protestant de la bonne foi de l’Eglise qui « respecte chacun » : « Suivant l’exemple de l’enseignement du pape François, nous respectons toutes les personnes, bien que cela ne signifie pas que nous devions être d’accord avec toutes les propositions faites depuis les diverses options sociales ou éthiques, ce qui, nonobstant, empêche pas d’être ouvert au dialogue et à la compréhension. »
 
Formule ampoulée, mais du moins était-ce en défense de Philippe Ariño qui après avoir longtemps vécu « en couple », a choisi la chasteté par conviction. Cette conférence « n’a pas été programmée pour aller contre quiconque », mais pour expliquer le choix de vie de jeune homme, a précisé l’archevêque.
 

A Barcelone, la conférence de Philippe Ariño protégée par la police

 
Au bout du compte, la conférence a bien eu lieu à la paroisse Sainte-Anne de Barcelone, dimanche après-midi, sous protection policière. Des activistes gays, y compris un député socialistes et le responsable de la section LGTBI du PS catalan ont manifesté dehors avec des drapeaux arc-en-ciel et des banderoles annonçant qu’Ariño n’était « pas le bienvenu ». Cinq manifestants ont réussi à accéder à l’intérieur de la salle paroissiale, prenant d’assaut l’estrade avec une pancarte dénonçant l’homophobie.
 
On imagine mal que ces activistes soient poursuivis comme naguère les jeunes qui interrompirent la représentation de la pièce de Romeo Castellucci, mais enfin les cinq ont été rapidement expulsés par les organisateurs et la conférence a pu se conclure devant un auditoire de quelque 200 personnes.
 

L’homosexuel qui choisit la chasteté dépend aussi de la miséricorde du Christ

 
Parmi les précisions apportées par Philippe Ariño sur son blog à propos des péripéties précédant sa conférence, il écrit : « L’Eglise ne défend jamais l’hétérosexualité. Elle ne défend que la différence des sexes. » Et encore : « C’est honteux de ne voir l’homosexualité que comme une coucherie, ou comme une obligation à être en couple. L’homosexualité est un désir réel, acté ou pas, une attraction érotique pour les personnes de même sexe. Et fondamentalement, il n’est que ça. »
 
Ses propos heurtent parfois, mais on ne peut qu’être touché par sa manière d’envisager la continence comme « abstinence pour Jésus » : « Moi, par exemple, j’insiste pour dire que, si au moment de ma mort, j’utilise la continence pour considérer que je n’ai pas besoin de Jésus pour être sauvé (parce que j’incarnerais le “Monsieur Parfait”), je risque davantage la damnation qu’une personne qui a été activement homosexuelle durant sa vie mais qui reconnaîtra qu’elle a besoin de Jésus et de son amour. Par conséquent, je ne sacralise absolument pas la continence. Elle n’est absolument pas une garantie de Salut. Le Salut, c’est de se reconnaître comme le pire des pécheurs et c’est d’accueillir la Royauté d’amour du Christ. Point barre. »
 

Anne Dolhein