fbpx

Réforme de la Curie : le cardinal Pell confirmé par le pape François

Réforme Curie cardinal Pell confirmé pape François Secrétariat économie

Le cardinal australien George Pell, préfet du Secrétariat du Vatican pour l’économie, assiste à l’audience générale du pape François sur la place Saint-Pierre en novembre 2014.


 
Nous n’aurons pas, comme je l’écrivais hier, à attendre le 8 juin pour savoir si le pape François accepterait ou non la démission du cardinal australien George Pell, actuel préfet du Secrétariat à l’économie dont le Souverain Pontife avait souhaité la création en février 2014, pour surveiller la gestion économique du Saint-Siège et de l’État-Cité du Vatican. Démentant les rumeurs sans doute originaires de l’entourage du secrétaire d’État Pietro Parolin, on vient en effet de prendre connaissance d’une information qui pourtant remonte au jeudi 28 avril dernier : le pape a confirmé Pell dans ses fonctions de “super ministre des Finances” jusqu’au moins 2019 puisque, selon les statuts du Secrétariat (art. 4, § 4), le cardinal préfet est nommé ad quinquennium par le pape…
 

Le pape François confirme le cardinal Pell

 
C’est un communiqué du Secrétariat à l’économie qui l’a précisé, tenant cette information de la bouche même du pape lors de sa “visite surprise” dans les bureaux du Secrétariat ce même jeudi 28 avril, visite qui a donné lieu à une discussion « amicale et animée » d’une heure entre le pape, le préfet et les fonctionnaires présents. Le communiqué laisse entendre que le pape a accordé son aval total aux efforts du Secrétariat : « Le Saint Père a dit qu’il soutenait [le] travail [du Secrétariat à l’économie] et a de nouveau souligné la nécessité d’une transparence continue dans ce travail de réforme […] Il a aussi redit la nécessité d’inclusion et d’aide professionnelles externes ».
 

Une première manche pour Pell mais la lutte pour la réforme de la Curie continue…

 
L’anglais du communiqué ne répugne pas même à se répéter : « outside or external », de l’extérieur et externes… Une telle itération a peut-être à voir avec l’un des arguments du substitut Giovanni Angelo Becciu dans sa sortie contre le cardinal Pell, répugnant, au nom de la souveraineté de l’État du Vatican, que des entreprises privées viennent mettre leur nez dans les affaires comptables de l’Église. Le pape exige la transparence semble répondre avec insistance Pell au Secrétariat d’État. Dans ce bras de fer, l’Australien vient de remporter une manche. Mais il n’y a pas qu’une seule manche dans cette partie.
 

Adam Villiers