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Une sculpture 3D de Jésus-Christ à partir du Saint Suaire

 
Le Pr Giulio Fanti de l’université de Padoue a créé ce qu’il pense être une « copie conforme » du corps enveloppé par le Saint Suaire et l’a faite reproduire sous forme de sculpture classique par un artiste de sa ville, Sergio Rodella. Celui-ci a travaillé le marbre pour donner l’interprétation la plus exacte possible, grandeur nature, de ce que révèle le linge. Le résultat ? Un gisant impressionnant qui restitue en 3D ce que le Saint Suaire montre de manière plus discrète mais tout aussi émouvante.
 
C’est un homme de haute taille – 1,80 m alors que la stature moyenne de l’époque était de 1,65 m – à l’expression majestueuse. Le gisant a été présenté au public à Padoue en attendant d’être probablement exposé de manière permanente.
 
L’équipe de l’hôpital universitaire de Padoue a travaillé pendant deux ans pour relever les mesures en trois dimensions, millimètre par millimètre, que l’on peut établir en utilisant les images de la face avant et de la face arrière du Crucifié. Ils ont utilisé les clairs-obscurs pour évaluer les dimensions en tenant compte de la distance hypothétique du corps par rapport au linge.
 

Jésus-Christ, l’Homme du Saint Suaire révélé dans le marbre

 
En multipliant les essais ils sont parvenus au résultat le plus compatible entre le corps et l’image du Saint Suaire.
 
Le Pr Fanti indique que la rigidité cadavérique que révèle cette copie du corps de l’Homme du Saint Suaire est compatible avec la crucifixion, et qu’au-delà, ce qu’il a constaté montre « l’étendue des tortures souffertes pour nous par cet homme ». « Nous avons compté au moins 600 blessures causées par la flagellation, sans même parler des blessures latérales » que le Saint Suaire ne montre pas, puisqu’il était seulement en contact avec les parties arrière et avant du corps.
 

Une sculpture 3D d’un crucifié torturé à l’extrême

 
L’artiste Sergio Rodella, qui affirme avoir passé des jours et des nuits à réfléchir sur ce que « disait » le Saint Suaire qui semblait ne rien pouvoir indiquer de précis sur l’épaisseur du corps qu’il a contenu, note que les Américains spécialistes du linge assuraient qu’il était impossible d’en tirer une image exacte du corps du Crucifié. « J’ai démontré au contraire que cela fonctionne et que ce que j’ai fait est susceptible de démonstration. »
 
Pour figurer les multiples blessures infligées à l’Homme du Linceul, l’artiste a choisi de colorer le marbre à l’endroit des plaies. Une image à méditer pendant ce Triduum pascal.
 

Jeanne Smits