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Socialisme aux Etats-Unis : la pression fédérale sur le logement et l’urbanisme s’accroît au nom du développement durable et contre le racisme

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Un mouvement se fait jour aux États-Unis pour contrer le poids croissant des agences fédérales en matière de logement et de construction immobilière. C’est au nom de la lutte contre la centralisation qu’une association comme Sustainable Freedom Lab (laboratoire de la liberté durable) s’oppose aux prétentions de Housing and Urban Development (HUD, Logement et développement urbain) qui depuis Washington, invoque le développement durable et la lutte contre le racisme pour porter atteinte aux droits de la propriété privée et à ceux des autorités locales.
 
Dans un communiqué publié sur le site Internet de l’association, John Anthony expliquait vendredi dernier, en appelant les Américains à se mobiliser contre cette usurpation de pouvoir : « HUD utilise notre propre argent pour obliger les collectivités locales à se soumettre » en imposant des obligations assorties de sanctions qui contraignent les individus à les suivre ou à payer de lourdes amendes.
 

La lutte contre le racisme et pour le développement durable au service du fédéralisme

 
L’idée des libertés individuelles est suffisamment forte aux Etats-Unis pour provoquer une fronde contre les « ronds-de-cuir tyranniques » à qui le pouvoir est donné par voie exécutive en mettant en œuvre les directives globales du « développement durable », éternelle tartes à la crème au service d’une normalisation globale de plus en plus aboutie.
 
Comment cela fonctionne-t-il ? La réponse est donnée par Property Values Defense, autre association de défense de la propriété individuelle qui note la collusion entre HUD, l’agence fédérale pour la protection de l’environnement EPA et le département des transports (DOT) qui ont tout fait depuis 1993 pour « promouvoir le régionalisme ».
 
« En 2009, les trois agences ont formé un “partenariat pour le développement durable” en vue de confondre leurs compétences spécifiques au service d’un objectif commun, l’avancement des régions durables. En juin 2016, l’agence s’est également rapprochée du département de l’éducation afin de promouvoir des centres régionaux d’assistance à l’équité en vue de faire avancer l’intégration sociale au sein des classes élémentaires et secondaires. Ces agences travaillent sans relâche pour modifier et remplir les banlieues en transplantant des familles urbaines vers des communautés plus éloignées, qui fusionnent ensuite avec les comtés et les villes limitrophes pour former des régions plus étendues contrôlées par des conseils non élus. Aux termes des nouveaux contrôles sur le logement équitable instauré par HUD, les bénéficiaires de subventions sont obligés d’aligner leurs plans locaux sur le plan régional afin de pouvoir les toucher. »
 

Aux Etats-Unis le logement et l’urbanisme se socialisent

 
En somme, en méconnaissant le principe de subsidiarité et en obligeant les autorités locales à soumettre leurs plans d’urbanisme et leur réglementation immobilière à des autorités plus vastes, se trouvant en pratique sous le contrôle fédéral, le gouvernement central des Etats-Unis se donne les moyens de faire de l’ingénierie sociale.
 
Les concepts de mixité sociale à l’école et les opérations de déplacement des populations rappellent furieusement ce qui se passe en France, par exemple, avec la mainmise des pouvoirs publics sur la distribution des places à l’école et l’obligation de construire des logements sociaux sous peine d’amende ou de privation de subventions pour les collectivités locales. Le schéma est à peu près le même, à ceci près qu’aux Etats-Unis, ce sont les banlieues qui accueillent les populations plus aisées, tandis que les centres urbains concentrent les populations déshéritées, les clandestins, les violences.
 

Pressions fédérales aux Etats-Unis pour faire de l’ingénierie sociale

 
La manipulation se fait au nom de la lutte contre le racisme, puisqu’il s’agit de fournir des logements plus accessibles à des groupes ethniques en moyenne moins avantagés. C’est ce type de raisonnement qui avait précédé la crise des subprimes : les banques étaient invitées à prêter généreusement pour faciliter l’accession à la propriété de familles qui n’avaient pas vraiment les moyens de leur achat.
 
Les défenseurs de la propriété aux Etats-Unis y voient un despotisme dont l’objectif est de planifier à l’avance le visage du quartier, la façon de vivre, la fréquentation de l’école et la composition sociale d’une collectivité donnée. Du socialisme en actes ; comme toujours, le socialisme ne s’occupe pas d’abord des pauvres et de ceux qui ont besoin de la solidarité nationale mais d’une idée, une idée dont le but est le renforcement du contrôle étatiste.
 

Anne Dolhein