Un diocèse du Royaume-Uni explique aux catholiques comment vénérer les dieux païens

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Mgr Ralph Heskett


 
Pour celui qui ne connaît pas le sérieux du site américain LifeSiteNews, cette information aurait tout du fake news, mais même le plus sceptique des internautes peut aller la vérifier à la source, maintenant supprimée mais visible en copie ici. Un diocèse catholique du Royaume-Uni publie en ligne une série de directives expliquant aux fidèles comment rendre visite aux lieux de culte non chrétiens, non sans préciser comment vénérer de manière correcte les dieux païens dans certains d’entre eux.
 
Il s’agit du diocèse catholique de Hallam dont l’évêque, Mgr Ralph Heskett, semble particulièrement préoccupé par les rencontres inter-religieuses comme en atteste la rubrique qui leur est consacrée sur son site.
 
On peut comprendre qu’une brochure touristique explique qu’on se déchausse, par respect de la religiosité des musulmans, avant de visiter une mosquée d’intérêt artistique et historique, de même que les églises catholiques comportent bien souvent à l’entrée un petit rappel sur la décence de la tenue demandée aux non-croyants qui entrent en ces lieux.
 

Comment vénérer les dieux païens ? L’évêque vous explique…

 
Mais ici, il est question de tout autre chose. Une rubrique spéciale d’un site destiné notamment à informer les catholiques sur les vérités de la foi et à leur prodiguer les conseils spirituels de leur évêque propose une liste de religions non chrétiennes, depuis l’islam et le bouddhisme à la religion sikh en passant par le christianisme (catholicisme inclus), pour expliquer comment l’on rend visite à l’église, au temple, à la synagogue, à la mosquée, au vihara, au mandir… Bien sûr, les fidèles sont invités chaleureusement à faire ce parcours de lieux de culte en lieu de culte, spécialement au cours de la semaine du dialogue inter-religieux, tout cela pour « augmenter la compréhension mutuelle entre gens ayant des croyances religieuses ou non ».
 
Avoir du respect pour autrui ? C’est de l’ordre des attitudes humaines, mais il ne s’agit pas de cela. Ici, on recommande aux catholiques d’accomplir des gestes de vénération à l’égard des divinités païennes représentées dans les temples – quand les idoles y sont vénérées en tant que telles – ou d’accomplir des gestes qui relèvent ouvertement du culte.
 
Les fidèles du diocèse de Hallam sont ainsi officiellement invités sous l’autorité de leur évêque à apporter des fleurs à Bouddha, à s’incliner devant les images des divinités hindoues, les murtis, ou encore à s’incliner devant le livre saint des sikhs. Les catholiques doivent aussi accepter de manger les aliments « bénits » selon des rites païens sikhs ou hindous en respectant les rituels propres à ceux-ci, explique la rubrique « dialogue inter-religieux ». Il va de soi, tant qu’on y est, que rien dans le paragraphe consacré aux églises catholiques ne suggère que le visiteur, catholique ou non, doive s’acquitter d’une quelconque marque de respect devant le Saint Sacrement. Là, pourtant, on se trouve réellement en présence du Dieu vivant, Jésus-Christ en son Corps, son Sang, son Ame et sa Divinité… On s’inclinera devant Bouddha, mais la génuflexion devant Notre Seigneur, personne n’y a pensé et si cela était demandé, on peut être sûr que les responsables d’autres religions hurleraient au scandale.
 

Le diocèse catholique de Hallam au Royaume-Uni pousse le dialogue inter-religieux jusqu’à l’idolâtrie

 
LifeSite a tenté de prendre contact avec Mgr Heskett pour obtenir explications et éclaircissements, posant la question de manière fort claire : comment pouvait-il justifier que de tels conseils soient donnés en son nom à la lumière du premier commandement, « Je suis le Seigneur ton Dieu, tu n’auras pas d’autres dieux que moi » ? Il n’y a pas eu de réponse.
 
Michael Hichborn, président de l’Institut Lepanto aux Etats-Unis, a vivement critiqué ces directives, rappelant qu’elles sont – entre autres choses – une insulte aux martyrs des premiers siècles qui « endurèrent les pires tortures et la mort parce qu’ils refusaient de brûler ne serait-ce que trois grains d’encens aux démons païens ».
 
« Il est de la responsabilité du clergé de nous aider à maintenir et à fortifier notre relation avec le Christ, et non de nous dire comment pratiquer l’idolâtrie », a-t-il ajouté.
 
Le catéchisme traditionnel rappelle que le fait de participer à un culte non catholique constitue un péché contre la foi car cela revient à professer la croyance en une religion qu’on sait fausse.
 

Le diocèse de Hallam, les dieux païens et la chute des revenus

 
Il n’est pas inutile de préciser que le diocèse de Hallam est au bord de la faillite et que la dernière lettre pastorale en date de Mgr Heskett se lamente face à l’effondrement de la pratique religieuse : de 30.000 paroissiens réguliers fréquentant les églises de Sheffield et de ses alentours lors de la constitution du diocèse en 1980, on est tombé aujourd’hui à 12.000, et les revenus sont en chute libre.
 
Commentaire de Hichborn :
 
« Mgr Heskett semble se trouver dans un état de dissonance cognitive dans la mesure où il ne comprend pas que le fait d’honorer des divinités païennes peut avoir quelque lien avec une diminution de la foi catholique au sein de son propre troupeau, et le déclin proportionnel de l’assistance à la messe dominicale. La totalité de notre foi est centrée sur l’Eucharistie. Si Mgr Heskett prend au sérieux son propre salut, et celui des hommes qui lui sont confiés, et s’ils désirent véritablement faire croître le nombre de membres fidèles de son diocèse, alors, il faut qu’il soit totalement dévoué à Notre Seigneur dans l’Eucharistie. Il n’y a pas d’autre réponse ».
 

Jeanne Smits