Aussi connu sous le nom de Médéric, il naquit non loin d’Autun, dans le Morvan, dans le courant du VIIe siècle. A l’âge de 13 ans, il entra à l’abbaye bénédictine Saint-Martin d’Autun. D’une grande piété, il portait un cilice et ne mangeait que du pain d’orge trempé dans de l’eau, et seulement deux fois par semaines. Son humilité, sa charité, sa patience firent qu’il obtint rapidement l’admiration de ses frères.
A la mort de l’abbé Héroald vers 680, c’est tout naturellement que Merry fut élu à l’unanimité pour lui succéder. Sa réputation de sainteté dépassa vite les limites de son abbaye, et ses nombreux miracles attiraient les foules. Cherchant plus de solitude pour pouvoir se consacrer à la prière, il se réfugia dans une forêt non loin d’Autun, mais ses moines l’ayant retrouvé le ramenèrent à l’abbaye, l’évêque du lieu l’ayant menacé d’excommunication.
Avec un moine de l’abbaye, saint Frou, Merry entreprit ensuite un pèlerinage vers Paris pour se rendre sur les tombes de saint Denis et saint Germain. Son voyage s’accompagna de nombreux miracles. Il fit une pause de plusieurs mois à la collégiale Saint-Martin de Champeaux, près de Melun, en raison d’une maladie. Arrivé à Paris, il vécut pendant plus de deux ans dans un ermitage rue Saint-Martin, où il mourut le 29 août 700.