Né vers 1197 à Wyche (aujourd’hui Droitwich, dans le Worcestershire, au sud de Birmingham) dans une famille noble, orphelin très jeune, il était destiné à hériter de son frère aîné. Il renonça cependant à cet héritage et refusa un mariage qu’on lui proposait pour entrer dans les ordres. Il étudia à Oxford, puis à Paris et à Bologne, avant d’être élu chancelier d’Oxford en 1235. Deux ans plus tard, il fut nommé par l’archevêque de Cantorbéry, Edmond d’Abingdon, chancelier de son diocèse. Il le suivit peu après en exil en France, à la suite d’une querelle avec le roi Henri III.
Richard se rendit à Orléans en 1240, où il étudia la théologie chez les Dominicains pendant deux ans au terme desquels il fut ordonné prêtre. Il rentra alors en Angleterre où, après peu de temps comme curé de paroisse, il fut à nouveau nommé chancelier de Cantorbéry par le nouvel évêque, Boniface de Savoie. En 1244, il fut choisi comme évêque de Chichester, sur la côte sud, contre le candidat du roi. Après un appel au pape Innocent IV, il fut confirmé et sacré à Lyon. Henri III n’accepta cela que de mauvaise grâce, après deux ans et sous la menace d’une excommunication.
Richard fut un évêque d’une grande austérité et d’une grande piété. Il institua un certain nombre de statuts réglant la vie du clergé dans son diocèse et travailla beaucoup à améliorer la droiture de ses prêtres. Il favorisa par ailleurs l’ordre dominicain, qui l’avait accueilli à Orléans, et s’employa avec zèle à prêcher la septième croisade ; il mourut d’ailleurs alors qu’il était en mission pour prêcher la croisade, à Douvres, le 3 avril 1253. Le pape Urbain IV le canonisa le 25 janvier 1262.