Le tribunal correctionnel de Paris a condamné le vendredi 9 janvier douze militants pro-euthanasie à des amendes jusqu’à 2.000 euros et jusqu’à 10 mois de prison avec sursis pour avoir aidé des dizaines de personnes à se procurer du pentobarbital, un barbiturique entraînant une mort « rapide et sans douleur ». Les condamnés, membre de l’association « Ultime Liberté », sont âgés de 75 à 89 ans.
Le juge a lancé : « Le tribunal n’est pas déconnecté des enjeux de société, de ses évolutions. Il a parfaitement conscience du mouvement souhaité par les Français dans leur grande majorité en matière de fin de vie. » Voilà une déclaration bien péremptoire. Il a ajouté que « les prévenus ne peuvent attendre d’un tribunal correctionnel qu’il s’érige en législateur et anticipe sur l’avènement d’une loi ».
Un des condamnés à lancé : « On n’a tué personne, on a simplement aidé. On a fait un geste d’humanité envers des personnes qui demandent. » Et un avocat de la défense a salué « une peine relativement symbolique qui montre toute la gêne de la juridiction ».
En somme, tout le monde s’est accordé pour dire qu’à condition que la loi autorise l’euthanasie, n’importe qui peut fournir une substance mortelle à quelqu’un qui l’aurait demandé (et comment le prouver après la mort ?). En Français, cela n’est pas loin de s’appeler un assassinat…











