Une ONG verte discrédite la distribution française

ONG verte discrédite distribution
 

On sait que la question du climat en particulier et celle de l’environnement en général sont instrumentalisées par le mondialisme arc-en-ciel pour régenter notre manière de produire, vivre et consommer. Il est intéressant de voir comment, dans le détail de la vie quotidienne et économique, les ONG politiques et les entreprises opèrent de conserve à cette fin. En l’espèce, une ONG verte européenne vient d‘établir un classement, selon ses propres critères « d‘alimentation durable », des chaines de grande distribution : il place les enseignes françaises (Carrefour, Leclerc, Intermarché) en queue de peloton, « à la traîne » par rapport à leurs concurrents européens et les discrédite ainsi auprès du consommateur.

 

L’ONG verte juge et partie

Questionmark se présente en ligne comme un « groupe de réflexion européen pour un système alimentaire sain, durable et équitable ». Le parfait arc-en-ciel. Il se prévaut de recherches factuelles et de débats progressistes. Sa « stratégie vise à tirer parti de l’influence des acteurs des chaînes de valeur orientés vers le consommateur : les détaillants et les marques alimentaires, et les gouvernements, afin de susciter un changement significatif dans ces trois domaines ». Elle assure y parvenir « en stimulant à la fois la concurrence et la collaboration entre les entreprises, tout en incitant les gouvernements à réglementer là où le marché a besoin de règles du jeu équitables ». Bref, c’est un agent d‘influence vert qui se prétend « scientifique, indépendant et constructif ». Il est soutenu, soit dit en passant, par le Réseau action climat, branche française de Climate Action Network, organisation mondialiste dont l’objectif affiché est de réduire l’incidence de l’homme sur le réchauffement.

 

L’idéologie verte discrédite les aliments traditionnels

Une fois fixés sur le juge, voyons les critères qu’il a choisis. Ils sont deux : il donne de bons points pour les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l’Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à augmenter la part de protéines végétale dans les aliments vendus. On croyait avoir tout vu avec le nutriscore en matière de totalitarisme alimentaire (l’huile d‘olive de la meilleure qualité a un moins bon nutriscore que les pire nuggets parce qu’elle est très grasse !), on tombe sur beaucoup plus fort : si une marque de grande distribution vend de la viande ou ne s’occupe pas assez de son empreinte carbone, on lui préfère ses concurrents. On avance ainsi très loin sur le chemin de l’esclavage alimentaire : car ce qui ne s’achète pas ne se mange pas non plus. Donc, ne se produit pas non plus à terme : l’étude de l’ONG QuestionMark implique l’abattage des troupeaux.

 

La distribution française ne prohibe pas la viande

Au résultat, la distribution française se classe très mal. Sur vingt-sept enseignes étudiées par l’ONG Questionmark, aucune française n’entre dans les dix premières : Carrefour arrive douzième, Intermarché vingtième, ELeclerc vingt-septième et dernier. Selon l’ONG, Carrefour est la seule « à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme », alors que « les plans climat de E.Leclerc et d’Intermarché ne sont pas encore concrets ». Quant aux émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché, elles « ont augmenté depuis qu’ils les publient », et « les progrès de E.Leclerc sont inconnus ». Quant à la « transition protéinique », Carrefour, le moins pire, vend plus de légumes et de pain complet qu’avant, mais « continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande », a déclaré à Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

 

Les ONG spécialistes du totalitarisme minuscule et ridicule

Les Pays-Bas en revanche brillent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1er), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l’étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas. Cela vous fait sourire ? Pas moi. Le totalitarisme minuscule et ridicule n’est pas le moins pervers ni le moins pesant. Il délite et accable l’intime, sapant la capacité des individus et des nations à se défendre. Car, en la matière, le dicton simpliste, get woke, get broke, ne se vérifie pas. La santé et le climat sont devenus en quelques décennies des idoles si sacrées que le troupeau fait ce qu’on lui dit de faire dès qu’on en agite le nom : pour ne pas perdre leur part du marché moral de l’arc-en-ciel, les grandes marques de la distribution s’adapteront.

 

Pauline Mille