Avec Anne Le Strat, Lecornu promeut l’arc-en-ciel contre le monde rural

Strat Lecornu arc-en-ciel rural
 

L’office français de la biodiversité est un établissement public français lancé le premier janvier 2020, sous la double tutelle des ministères chargés de l’Environnement et de l’Agriculture. Il a pour objet de « lutter contre l’érosion de la biodiversité » et entend mobiliser ensemble à cette fin tous ceux qui peuvent y contribuer : « Etat, collectivités territoriales, associations, entreprises, scientifiques, agriculteurs, pêcheurs, chasseurs, pratiquants des sports de nature. » Il lui faut donc faire s’entendre et collaborer, par exemple, des ONG écolo avec des paysans, pêcheurs et chasseurs qui n’ont pas les mêmes intérêts ni la même façon de voir, sous la houlette a priori impartiale de l’Etat. Or le Premier ministre vient de nommer une militante verte extrémiste, Anne Le Strat, déléguée générale de l’OFB, chargée de « mobiliser la société » : un contre-sens d‘une telle ampleur ne peut qu’être volontaire, nouveau gage donné à la gauche pour éviter toute motion de censure. Spécialiste de l’eau, Anne le Strat a navigué entre le PS, les Verts et les Ecologistes, adjointe notamment à la mairie de Paris pendant six ans. Ancienne responsable à la CADAC (coordination des associations pro-avortement), elle a signé un appel de collectifs décroissants prônant une « convergence anti-productiviste ». C’est une activiste anti méga-bassines, une zélatrice de la « décroissance » proche des radicaux d’Extinction-Rébellion. Avec elle, les 3.000 agents de l’OFB agiront avec la même neutralité politique que l’audiovisuel politique sous la férule de Delphine Ernotte.