Kévin Jean, épidémiologiste, enseigne depuis 2024 les rapports entre la santé et les « changements globaux » au Département de Biologie de l’école normale supérieure. C’est en principe une de ces grosses têtes correctement formées qui devraient connaître à la fois la méthode scientifique et la facilité avec laquelle on mène la foule des gens crédules. Mais l’intitulé même de son cours indique qu’il est au service d‘une idéologie et qu’il n’hésite pas à manipuler grossièrement les esprits. Ainsi vient-il de lancer le plus sérieusement du monde au micro de France Inter que chaque degré de réchauffement du climat « augmente les violences conjugales de 5 % ». Or s’il est vrai que de fortes chaleurs augmentent les violences, au même titre que l’alcoolémie ou d‘autres facteurs, cette formulation aventurée revient à suggérer au gogo que, au fond, le CO2 est lié au masculinisme toxique. Des Chamans de ce genre devraient être radiés de l’Education nationale.











