C’est une affaire qui dure depuis près d’un an : depuis le printemps de l’année dernière, Olivier Bourjot, maire de Chessy (Seine-et-Marne), refuse de célébrer le mariage d’un couple dont l’homme, un Algérien de 39 ans, était à l’origine sous le coup d’une OQTF.
Après avoir présenté en décembre sa démission, refusée par la Préfecture, Olivier Bourjot s’est vu condamner à une astreinte journalière de 500 euros tant qu’il ne publierait pas les bans ni ne fixerait une date pour la célébration. « L’Etat prend des décisions qu’il ne se donne pas la peine ou les moyens d’exécuter et en laisse la charge aux communes », avait commenté le maire.
David Lisnard, président de l’Association des maires de France, a adressé un courrier vendredi dernier au Premier ministre pour lui demander une « modification législative » afin « d’apporter une réponse claire et de bon sens à cette situation incompréhensible pour de nombreux maires ».











