Paupérisation : Pikety a tort et Le Pen avait raison

Paupérisation Pikety Le Pen
 

Selon l’économiste chouchou de la gauche, Thomas Piketty, la richesse se concentre toujours plus au vingt-et-unième siècle, les riches deviennent toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Or c’est faux. The Economist a publié les données du World Data Lab qui montrent l’inverse à l’échelle mondiale. En 2000, le top 10 % de la population mondiale consommait environ 40 fois plus que les 50 % inférieurs. En 2025, le rapport n’était plus que de 18. Les revenus des pays anciennement riches et pauvres se rapprochent : la Chine, l’Inde, une partie de l’Asie du Sud-Est et de l’Europe de l’Est ont connu des croissances rapides qui rapprochent leurs niveaux de vie du nôtre. La consommation moyenne en Inde, seize fois inférieure à celle des Etats-Unis en 2000, n’est plus aujourd’hui que huit fois plus faible. La part de consommation des 50 % les plus pauvres est passée de 7 % à 12 % entre 2000 et 2025, tandis que celle du top 1 % a diminué. Dans chaque pays, les inégalités évoluent différemment cependant. Elles ont crû aux Etats-Unis et baissé en Inde. En France, elles sont quasi stables. Autrement dit, Pikety a tort, le libre échange mondialiste enrichit le monde et réduit les inégalités globales. C’est une péréquation socialiste de la richesse. Mais il fait régresser les pays les plus développés et accentue parfois les différences entre riches et pauvres des pays riches qui s’appauvrissent. C’est exactement ce que disait Jean-Marie Le Pen à la fin des années 90. On appauvrit les pays riches au profit des pays pauvres, et les pauvres des pays riches payent l’addition.