Antisémitisme permis : le catholicisme est la vraie cible des antifascistes

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Première règle, dans le combat politique les mots sont des armes, et ils finissent toujours par tuer. On l’a vu récemment, le mot fascisme tue. Quentin Deranque, une fois ainsi désigné, était une cible qu’il devenait licite d’abattre. Deuxième règle, il faut prendre ces mots tels qu’ils sont utilisés par les gens. Des antifascistes revendiqués ont tué Quentin Deranque, inutile d’ergoter sur ce qualificatif qu’ils se donnent. A propos de mots, l’actualité la plus récente, les législatives, nous apprend que l’antisémitisme, que l’on croyait le crime absolu, le péché sans absolution, est permis dans certains cas. Hier Jean-Marie Le Pen était exclu parce qu’on le disait antisémite, aujourd’hui l’alliance de Jean-Luc Mélenchon est permise par une autorité morale aussi sûre qu’Olivier Faure. Et en même temps, comme dirait le philosophe chef de l’Elysée, Marine Le Pen reste infréquentable, même si elle a abjuré les fantaisies de son père. Comment expliquer cette bizarrerie ? Très simplement : le mot antisémitisme, comme le mot antifasciste, est un leurre. L’antifasciste d’aujourd’hui est un totalitaire, encore plus que l’était hier le fasciste, comme le communiste le demeure aujourd’hui, et sa cible n’est pas celui qui hait ou critique les juifs, mais l’Eglise, le catholicisme.

 

L’antisémitisme vient de gauche et s’oppose au catholicisme

Jean-Luc Mélenchon aime bien se moquer des noms juifs et de certains travers : ce ne serait pas grave s’il s’appelait Popeck ou jouait comme Enrico Macias dans La Vérité si je mens. Mais sa profession, malgré certaines apparences, n’est pas comique populaire. C’est le tribun de la Nouvelle France, à laquelle, pour mieux la séduire et en capter le suffrage, il donne la permission de haïr Israël et les juifs en France, minimisant les choses quand il arrive que l’un d’entre eux soit molesté ou tué. Je sais bien que ce n’est pas un monstre, qu’il ne souhaite de chambre à gaz à quiconque, ni que Sion soit rayée de la carte, mais dans sa stratégie politique mise en œuvre jour après jour, il entre une grosse mesure de ce qu’on nomme communément antisémitisme. Il n’y a là d’ailleurs nulle nouveauté. De Proudhon à Marx, l’antisémitisme est né à gauche et y a crû. Et de Luther à Voltaire, ceux qui l’ont alimenté nourrissaient à travers lui une haine tenace du catholicisme. Que plus tard Charles Maurras ait estimé que des juifs tenaient une grande place dans la troisième République ou Werner Sombart dans le développement du capitalisme, ne change rien à cette donnée d’origine.

 

Permis à gauche, interdit à droite : le secret des antifascistes

Aussi, quand Olivier Faure, premier secrétaire du PS (comme feu Sa Sainteté socialiste François Mitterrand, titulaire n° 2202 de la francisque) et actuel patron national de la répression morale contre l’extrême droite-et le fascisme, « comprend parfaitement » que les listes socialistes s’allient avec la France insoumise, il faut en tirer la conclusion qui s’impose : dans certains cas l’antisémitisme est permis. Ce premier point acquis, un autre importe : au nom de quoi est-il urgent de faire barrage à l’extrême-droite, au RN ou à Reconquête ? Au nom de l’antifascisme, c’est entendu, mais quel est l’élément de leur « fascisme » qui est rédhibitoire ? Jusqu’à la semaine dernière, c’était clair pour tout le monde, c’était l’antisémitisme, même s’il est surprenant de réputer Eric Zemmour et Sarah Knafo antijuifs : c’est à cela que sert le « juif antisémite », petit bijou de rhétorique. Mais Marine Le Pen a pris soin de se démarquer haut et fort de son père. Jordan Bardella aussi, et tous deux excluent avec ponctualité les militants qui « dérapent ». Ici aussi il faut conclure : ce que les antifascistes chassent sous le nom d’antisémitisme n’est pas la haine des juifs, mais autre chose.

 

Le catholicisme vraie cible des antifascistes arc-en-ciel

Aussi peut-on poser la question autrement, de manière très simple : qu’est-ce qui rend l’extrême-droite française infréquentable ? Qu’est-ce qui fait d’un citoyen quelconque un fasciste ? Chacun finit par se le demander. Tu n’aimes pas que ta fille se fasse violer par quelqu’un qui n’a pas le droit d’être là, tu ne veux pas qu’on donne à ton enfant des hormones pour changer de sexe, tu aimerais qu’il apprenne à lire à écrire à compter, tu voudrais marcher dans la rue tranquille et mettre les criminels en prison, es-tu fasciste ? La Croix a publié un long papier à propos des identitaires qui se tournent vers le catholicisme. L’idée était claire : accuser ces jeunes de se déguiser en catholiques pour mener leur combat fasciste. Ce parfait contresens indique la vérité : la vraie cible de la révolution arc-en-ciel menée par les antifascistes, l’objet de sa haine, est la réalité de l’homme créé par Dieu, la loi naturelle. Un catholique sait que Dieu a créé les humains complémentaires et non identiques, hommes et femmes, de races, langues et nations diverses (c’est cela que signifie Babel). Si le Rassemblement national ou Reconquête sont haïs et exclus sous le nom de fascistes, ce n’est pas qu’ils haïssent les juifs ni qu’ils utilisent des méthodes totalitaires, mais que, chacun à sa façon et avec ses lacunes, ils défendent encore un peu l’ordre naturel.

 

Pauline Mille