François Briançon, arrivé troisième au premier tour à Toulouse avec 25 % des voix, a piétiné ses principes républicains, bu toute sa honte et avalé les couleuvres de LFI pour s’allier à l’insoumis François Piquemal arrivé devant lui (27,56 %) afin de battre au second tour le maire centriste Jean-Luc Moudenc. Mais tous ces efforts vont le mener dans le mur. Si Moudenc est réélu, Briançon n’aura même pas un plat de lentilles pour prix de son reniement. Et si la gauche passe, Toulouse risque de finir ruinée à brève échéance. En effet la « Cité de l’espace » dépend beaucoup d’Airbus et de ses sous-traitants (81.000 emplois). Or le programme de Piquemal affirme que « Toulouse ne doit pas être livrée aux logiques de spéculation, de sous-traitance précaire ou de monoculture technologique ». En clair, les grandes entreprises toulousaines, dont Airbus, et leurs sous-traitants, ont du mouron à se faire si Piquemal passe. Pierre-Olivier Nau, président du MEDEF 31, prévoit dans La Dépêche du Midi : « Face à un conseil métropolitain bordélisé et sous influence des insoumis, défavorables à l’aéronautique, les usines Airbus et les emplois fileront à Hambourg ou ailleurs. » La CPME aussi appelle à voter Moudenc. Piquemal fait vraiment peur parce que c’est un idéologue froid. Après avoir brièvement enseigné l’histoire, il est surtout connu comme militant à l’ultra-gauche, pour le DAL, dans la flottille pour Gaza, etc.











