C’est officiel : le 17 mars dernier, le ministre des Affaires étrangères Pablo Quirno a annoncé l’aboutissement du processus de retrait de l’Argentine de l’Organisation mondiale de la santé, un an exactement après l’annonce faite à cette institution par le président Javier Milei. Un an, c’est le temps qu’il faut selon les traités onusiens pour parfaire une telle démarche.
Dans un communiqué, le ministère précise : « Notre pays continuera de promouvoir la coopération internationale sanitaire à travers des accords bilatéraux et des forums régionaux, tout en sauvegardant pleinement sa souveraineté et sa capacité à prendre des décisions en matière de politique de santé. » Où l’on comprend que l’adhésion à l’OMS, à l’inverse, porte atteinte à la souveraineté et entrave le pouvoir décisionnel des Etats pour leur propre population.
L’Argentine est le deuxième pays à quitter l’OMS après les Etats-Unis, qui l’ont fait sous l’impulsion de Donald Trump. Lorsque Milei annonçait de manière informelle sa décision en février 2025, il avait qualifié l’OMS d’« organisation malfaisante » qui avait « servi de bras armé de ce qui fut la plus grande expérience de contrôle social de l’histoire ».











