Pédomanie d’Etat : l’Education nationale recrute un référent EVARS condamné pour pédo-criminalité

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Anne Sicard, députée Identité-Liberté du Val d’Oise, vient de lever un lièvre énorme. L’académie de Montpellier a recruté en septembre dernier un conseiller pédagogique référent à l’éducation affective et sexuelle dans le cadre du fameux programme EVARS qu’elle a dû suspendre immédiatement : Mediapart avait établi que cet ancien directeur d’école avait été condamné en 2011 à de la prison avec sursis, assorti d’interdiction de contact avec des mineurs, pour « détention de matériel pédopornographique ». Anne Sicard a suivi l’affaire depuis l’origine et se demande : « Si la presse a mis au jour une telle défaillance de l’Education nationale, combien de prédateurs sexuels sont déjà passés entre les mailles du filet et sont actuellement au contact de nos enfants ? » Elle avait demandé au ministre de l’Education nationale de l’époque, Elisabeth Borne, une « clarification salutaire ». La réponse d’Edouard Geffray est tombée le 31 mars : le ministère contrôle bien les « antécédents judiciaires » des lauréats avant le recrutement, mais il se trouve que, dans ce cas précis, « la condamnation de l’intéressé n’a pas été inscrite au bulletin B2 de son casier judiciaire et il ne figure pas au FIJAISV (le fichier des infractions sexuelles ou violentes) ». Et voilà pourquoi votre fille est muette de stupeur, et comment un pédo-criminel condamné peut devenir référent EVARS ! Il suffit de savoir que l’inscription d’une condamnation n’est automatique au fichier judiciaire ou au FIJAISV que si la peine maximale encourue pour l’infraction qu’il a commise est supérieure à cinq ans. Ce n’était pas le cas pour ce conseiller : un amateur de pédopornographie condamné peut donc être référent loi EVARS en toute tranquillité. Comme l’a observé Anne Sicard, « il y a une insuffisance, manifeste, de la loi ». En conséquence, elle demande la suspension du programme EVARS.