En 2015, Samuel Mayol, maître de conférences en sciences de gestion, nommé directeur de l’IUT de l’université de Saint-Denis (Paris 13), découvrait dans ses fonctions qu’une salle de prière musulmane était installée dans le bâtiment. Il décide de la fermer. Accusé par sa hiérarchie, qui met en cause sa « probité et sa neutralité », de « manipulation islamophobe », il est suspendu de toutes ses fonctions et une procédure disciplinaire est lancée contre lui. Aujourd’hui, ayant eu gain de cause tant devant la commission disciplinaire que devant la justice, il dénonce la croissance du « séparatisme » dans certaines universités françaises qui se sont mises « hors de la République ». Ce que leur permet selon lui une « loi d’autonomie » excessive, et en particulier l’élection des présidents d’université qui, par « démagogie électorale », pour plaire « à certains » prennent des décisions contraires au principe de laïcité. On devine de quelle manière ! Les circonlocutions utilisées par la victime malgré sa victoire judiciaire montrent à elles seules le poids effarant que pèse la chape du politiquement correct sur l’université française.











