Pour commémorer à sa manière la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’extrême-gauche organisait place du Panthéon une sorte de kermesse dont le service d’ordre était assuré par des blackblocs cagoulés. Un stand jouxtant celui de LFI était orné des trois flèches de la Jeune Garde antifasciste dont le créateur Raphaël Arnault est député LFI, et dont la dissolution prononcée par le ministre de l’Intérieur vient d’être confirmée par le Conseil d’Etat le 30 avril. Sur la table, des flyers appellent ouvertement à soutenir les meurtriers présumés de Quentin Deranque, affaire où sont impliqués trois collaborateurs de Raphaël Arnault, Favrot, Besseyre et Chalendard. Une militante, dont un foulard cache le visage, explique : « Ce stand, c’est pour les camarades de Lyon inculpés dans l’affaire Quentin Deranque. » Tout ce petit monde s’affiche sans complexe. Il s’agit pour lui de « lutter contre la criminalisation de l’antifascisme ». C’est vrai, ça : si la progression de l’extrême-droite continue, le meurtre risque de devenir un crime !











