Nos criminels fuient au Maghreb, en Israël ou aux Emirats

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L’OCLCO (Office central de lutte contre la criminalité organisée) vient de publier le 4 mai une étude sur « les principaux Etats refuges des fugitifs recherchés par la Justice française ». Elle se fonde sur les travaux de la brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF). Elle a analysé les fiches de 3.600 d’entre eux signalés à Interpol et les pays où ils vont se cacher. Voir le Top 5 : Maroc (218 fugitifs), Algérie (124), Israël (87), Tunisie (59), Emirats Arabes Unis (48). Ces données brutes se répartissent en deux groupes. D’un côté « les Emirats Arabes Unis et Israël constituent des destinations privilégiées pour les fugitifs recherchés dans le cadre d’infractions de nature économique ou financière ». En effet, ils constituent 38 % des fugitifs soupçonnés d’être réfugiés au Emirats Arabes Unis et 91 % pour ceux en Israël. Les fugitifs soupçonnés de s’être établis au Maroc sont surtout recherchés pour des faits liés aux stupéfiants (49 %), un peu plus d’un quart pour d’autres faits liés à la criminalité organisée (27 %). Enfin, l’Algérie attire des criminels recherchés pour des faits de droit commun (47 %), pour des faits liés à la criminalité organisée (25 %), et des délits liés aux stupéfiants (21 %).