Une jeune fille chrétienne de 13 ans avait été enlevée le 12 juin dernier à Faisalabad, au Pakistan. Libérée deux semaines plus tard par la police, elle avait été placée dans un centre de protection de l’Etat. Le procès du ravisseur s’est tenu courant juillet.
Au tribunal, la jeune fille a expliqué que la famille de l’accusé l’avait forcée à falsifier son âge pour se faire passer pour majeure. Le ravisseur a présenté des certificats de conversion à l’islam et de mariage de la jeune fille, sur lesquels sa date de naissance était manifestement falsifiée.
Et alors même que le tribunal a demandé une évaluation de l’âge de la jeune fille, dans sa décision du 25 juillet il a libéré l’accusé sous caution et lui a confié la garde de celle qu’il avait enlevée.
Cerise sur le gâteau, les avocats du prévenu ont menacé la jeune fille de l’accusé d’apostasie si elle renonçait à l’islam, alors que sa « conversion », si pourtant elle existe au-delà du « certificat », a été forcée par le ravisseur. Mais une telle accusation lui ferait encourir la peine capitale.











