Le 28 avril, un Israélien agressait violemment une religieuse à Jérusalem, la projetant au sol puis la rouant de coups de pied. L’agresseur, Yona Simcha Schreiber, vient d’être jugé par le tribunal de première instance de Jérusalem qui l’a exonéré de toute responsabilité pénale pour « maladie mentale débilitante » et a ordonné son hospitalisation pour 6 ans maximum.
Le juge a suivi l’avis du psychiatre selon lequel l’agresseur « était psychotique à l’époque et ne pouvait ni comprendre la nature de ses actes ni s’empêcher de les commettre ». Plusieurs observateurs rapportent que l’argument psychiatrique est régulièrement invoqué en Israël pour excuser les attaques contre les chrétiens. Ainsi, en 2023, Amir Dan, porte-parole de la Custodie franciscaine de Terre Sainte, expliquait que « la police tente de présenter chaque attaque comme un acte isolé et de dépeindre les agresseurs comme des personnes mentalement instables », quand le père Aghan Gogchian, chancelier du Patriarcat arménien de Jérusalem, déplorait : « Nous constatons que la plupart des incidents survenus dans notre région restent impunis. »
Et le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, soulignait que les extrémistes « se sentent protégés… le climat culturel et politique actuel peut justifier, voire tolérer, des actions contre les chrétiens ».











