Alors que les Islandais étaient appelés à voter samedi quant à la reprise des négociations d’adhésion à l’UE et que les sondages donnaient le « oui » gagnant d’une courte tête, c’est finalement le « non » qui l’a emporté avec 52,8 % des suffrages.
Et les votants se sont déplacés en masse pour refuser les négociations avec l’ogre européen : la participation s’est ainsi élevée à 82,5 % des inscrits. L’analyse du scrutin montre comme bien souvent que la capitale, en l’occurrence Reykjavik, où le « oui » dépasse les 54 %, est bien plus européiste que le pays.
Kristrun Fostadottir, Premier ministre, pourtant favorable au « oui », a salué dimanche « une victoire pour la démocratie » et a assuré : « Je veux être absolument claire : ce gouvernement ne reprendra pas les négociations d’adhésion au cours de cette législature. »











