Il y a toujours une goutte qui fait déborder le vase et cette fois ce pourrait être une goutte de pétrole. Insécurité, invasion, désastre scolaire, contrôle autoritaire de l’information, agriculture ruinée par Bruxelles et Paris, chute du pouvoir d’achat s’accumulent : brochant sur le tout, la hausse sans fin du prix des carburants sur fond de guerre exaspère les Français. Il y a comme un parfum de gilets jaunes dans l’air, mais cette fois, ce n’est pas un rond-point qui a été bloqué, c’est le terminal pétrolier de Fos-sur-Mer, le plus important de méditerranée française. Cinquante camions-citernes en interdisent l’entrée, placés non par des routiers ni par des automobilistes en colère, mais par des marins-pêcheurs que la hausse du gazole met sur la paille. Et ils sont résolus à rester là « tant que des réponses concrètes n’auront pas été apportées ». A vue de nez, Macron n’est pas sorti de l’auberge.











