Pour ceux qui n’auraient pas compris la manœuvre en cours avec ces « manifestations lycéennes », le patron de LFI vient d’en souligner le cœur au Stabilo rouge. « A 16 ans, on doit pouvoir donner son avis », vient-il de proclamer. Une phrase bien plus subtile qu’il n’y paraît, et sous son aspect d’évidence bonasse, un appel à la mobilisation préparant la guerre civile. La première intention, bien sûr, est d’appeler aux urnes, par un abaissement de l’âge électoral, les troupes de jeunes qu’il vient de chauffer au rouge. Mais Jean-Luc Mélenchon est un vieux politicien : il sait qu’une telle réforme ne peut s’improviser à quelques mois de la présidentielle. Il en espère une frustration des jeunes ainsi « injustement privés » d’un droit fondamental, qui les disposera à manifester leur mécontentement dans la rue après le résultat de mai prochain. D’autre part, le droit de « donner son avis » s’applique aussi aux protestations lycéennes en cours. Il couvre à la fois le verbiage des élèves rebaptisé « revendications légitimes » et les délits des casseurs, autre façon de donner son avis. En somme c’est une bénédiction pour les sottises et violences passées et un blanc-seing pour les futures. Un petit détonateur discret de la guerre civile que le guide de LFI souhaite pour parvenir au pouvoir.











