C’est la thèse de Claude Malhuret, ancien du PSU, de MSF, secrétaire d’Etat sous Mitterrand et désormais vieux sénateur de l’Allier. Il a lancé, au Palais du Luxembourg, cette phrase : « Continue comme ça Jean-Luc, c’est un sans-faute ; voilà le SMS que j’aurais envoyé samedi si j’étais Marine Le Pen. » Et d’expliquer que l’action et les paroles de La France insoumise poussant à l’émeute auraient pour effet de faire grimper la popularité de la candidate du RN, afin d’être en position de l’abattre dans la rue une fois qu’elle aura gagné dans les urnes. Cette vue est un rien complotiste et compliquée, mais le fait est que les émeutes semblent profiter au parti qui, à tort ou à raison, incarne aujourd’hui l’ordre aux yeux de beaucoup de Français. Selon le sondage d’IFOP-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, publié mardi 20 octobre, elle a fortement progressé. Non seulement elle écrase tous ses concurrents au premier tour, mais au second, elle l’emporterait largement dans tous les cas de figure. Y compris contre Edouard Philippe : il n’atteindrait plus que 44 % des voix, à peine mieux qu’Attal ou Glucksmann.











