Le Mot : Horde de barbares maghrébins et africains

Horde barbares maghrébins africains
 

Dimanche 18 octobre, Eric Zemmour déclarait sur LCI : « Je crois que ce que nous avons vu hier, c’est le véritable visage du grand remplacement. Il a une apparence : une horde de barbares maghrébins et africains qui rentrent dans les villes. Il a des drapeaux palestiniens, algériens, marocains. » (Cette déclaration rappelle de façon amusante celle du général De Gaulle sur le putsch d’avril 1961 à Alger : est-ce volontaire ?) Beaucoup de commentateurs ont déploré ce « dérapage raciste » du président de Reconquête, et le député LFI Antoine Léaument a saisi la justice.

Quoi qu’il en soit de cette accusation et son destin judiciaire, Zemmour manifeste plus de courage intellectuel pour dire ce qu’il voit que de réflexion sur ce que cela signifie. Oui c’est vrai, on a vu les drapeaux qu’il décrit. Oui, c’est vrai, on a vu parmi les casseurs et les pillards des Africains et des Maghrébins, et il semble qu’à Paris au moins leur proportion parmi les gardés à vue soit importante, l’enquête doit permettre de le préciser, comme elle établit que certains des émeutiers les plus dangereux viennent de l’extrême gauche. Mais deux assertions de Zemmour pèchent. D’abord, rien ne permet d’affirmer que ce qu’on a vu soit le seul et vrai visage du grand remplacement.

Ensuite, surtout, la barbarie observée n’est pas proprement « maghrébine et africaine », pas plus que la criminalité dont la France souffre depuis 45 ans. Ni au Sénégal ni au Maroc on ne voit des sauvages criminels se comporter comme ils se comportent chez nous. Leur barbarie, c’est la barbarie de l’immigration, c’est-à-dire de la politique d’immigration, celle de messieurs Mitterrand, Lang, Badinter, Stasi, Chirac, Macron, Hollande, Peillon, Vallaud-Belkacem, Sarkozy, Macron. La politique de tous les hommes de fausse bonne volonté qui ont voulu nous faire croire que l’immigration était une chance pour la France et pour les immigrés. Les criminels que l’on a vus sont les enfants d’un mensonge et d’une double déconstruction : le déracinement et la pédagogie du néant.