Le pétrole circule bien malgré les actions de l’Iran dans le détroit d’Ormuz

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Les données publiées mercredi par l’agence de suivi maritime Kpler montrent que les exportations de pétrole ont atteint, voire dépassé, leurs niveaux d’avant-guerre malgré la recrudescence des attaques terroristes menées par l’Iran contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. On atteint désormais les 24,5 millions de barils par jour. C’est davantage que les niveaux enregistrés une semaine avant l’ouverture des hostilités contre l’Iran par les Etats-Unis.

Ce chiffre tient compte des routes alternatives utilisées par les exportateurs du Golfe persique. Quant aux exportations de l’Iran, elles sont désormais voisines de zéro du fait du blocus américain.

Pendant ce temps, les USA insistent pour dire que le détroit fonctionne, là où l’Iran assure qu’il est totalement fermé à la circulation des pétroliers. Un nombre indéterminé de ceux-ci voyagent en convois qui avancent silencieusement, en éteignant leurs transpondeurs.

Avec cela, les prix du pétrole ne baissent pas, dépassant légèrement les 100 $ le baril, ce qui entraîne à la fois la hausse des coûts et des assurances du transport, et la volonté des armateurs de profiter des prix élevés malgré le risque iranien.

De leur côté, les Etats-Unis ont annoncé leur volonté de récupérer des pétroliers saisis de la « flotte fantôme » russe et chinoise pour les introduire dans les circuits autorisés, de manière à ce qu’ils ne transportent plus de pétrole soumis à sanctions.