Les largesses d’Obama à destination du PKK et des terroristes kurdes d’obédience communiste basés en Syrie et en Irak

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Il ne date pas d’hier que l’administration américaine joue avec le feu en armant des groupes terroristes aux fins de combattre un ennemi prétendument commun. Aujourd’hui, l’aide militaire américaine est donnée aux forces kurdes d’obédience communiste disséminées en Irak et en Syrie, et ce même si des factions qualifiées de « terroristes » en bénéficient, sous prétexte qu’il faut combattre l’Etat islamique. Rappelons que ce même Etat islamique est la résultante terrible de l’action de l’administration Obama sur le territoire syrien supposée la combattre, comme l’attestent des sources officielles déclassifiées.
 

Les aides américaines pour combattre l’Etat islamique en Syrie et en Irak profitent à des terroristes

 
Récemment encore, les États-Unis ont soutenu les forces kurdes engagées dans des opérations dans la ville de Sinjar, en Irak, pour en déloger les combattants de l’Etat islamique. Cette victoire a également été rendue possible grâce au concours du Parti des Travailleurs du Kurdistan, le PKK. Or, souvenons-nous que ce groupe terroriste d’obédience communiste est considéré comme organisation terroriste par les États-Unis depuis 1997 et tout autant par l’Union européenne et l’OTAN. Serait-ce une coïncidence tout à fait ponctuelle ? L’on est en droit d’en douter.
 
Kobane, octobre 2014 : les États-Unis parachutent armes et munitions, officiellement destinées à poursuivre l’offensive contre l’Etat islamique afin de reprendre la ville. Qui en a bénéficié ? Les groupes affiliés au PKK, nommément le PYD (Parti de l’Union Démocratique) et le YPG (Unités de Protection des Peuples).
 
Ce à quoi l’on assiste aujourd’hui, en dépit de l’histoire bien connue des actions terroristes du PKK depuis sa création dans les années 1970 par le militant communiste Abdullah Ocalan jusque dans les années 2000, c’est à la fallacieuse distinction entre tel ou tel groupe de militants Kurdes pour justifier l’envoi d’armes à ceux-ci. Prenons l’exemple de Massoud Barzani qui commande la région kurde de l’Irak et que d’aucuns au sein de l’administration américaine qualifient de « respectable » car non entaché des exactions du PKK. Il est toutefois intéressant de relever ses propos relatés dans une vidéo datant de 2014 où il déclare : « Nous sommes des frères face à l’Etat islamique qui est le véritable ennemi du Kurdistan et de son peuple. » Ainsi les forces armées de Barzani ont-elle régulièrement combattu aux côtés du PKK tant en Irak qu’en Syrie.
 

Les largesses d’Obama pour le PKK

 
Si certains médias américains justifient une telle pratique, Bloomberg citant le « rôle constructif que le PKK peut jouer en Irak et dans la région », et si les néo-conservateurs encouragent de telles options en dépit de leur pitoyable point de vue sur la région, il en est d’autres qui s’interrogent sur ce « deux poids deux mesures » quant à la qualification de ces groupes terroristes en fonction d’où vient le vent.
 
Il ne faut pas oublier qu’en dépit d’un cessez-le-feu conclu en 2013 entre le gouvernement turc et le PKK, ce dernier n’en a pas moins continué ses exactions à l’encontre de populations civiles, militaires ou même gouvernementales en Turquie, s’attaquant également aux infrastructures du pays, tels les barrages, les oléoducs ou encore les centrales électriques. Quelque 50 personnes ont été assassinées par le PKK depuis le 20 août 2012 et quelque 300 enfants ont été enlevés entre les mois de décembre 2013 et mai 2014.
 

Les Kurdes d’obédience communiste comptent aussi des djihadistes

 
Si les Kurdes sont nos alliés pour combattre l’Etat islamique comme certains souhaitent le prétendre, il est intéressant de rappeler un événement tout récent, à savoir le démantèlement d’un réseau djihadiste européen dont 16 Kurdes faisaient partie, déterminés à libérer leur chef, le Mollah Krekar, de son vrai nom Najmuddin Ahmad Faraj, en détention en Norvège.
 
Partant, si ce n’est pas la première fois que les États-Unis violent les lois anti-terroristes qu’ils ont eux-mêmes édictées au détriment du respect dû à leurs concitoyens victimes de tels groupes, est-il possible pour l’administration Obama de continuer à apporter son soutien tantôt à des dictateurs, tantôt à des organisations d’obédience communiste ou encore terroristes sans devoir en répondre devant le Congrès ?
 
Obama serait-il au dessus de la Constitution américaine qu’il a pourtant juré de défendre à l’instar de ses prédécesseurs ?
 
Il faudra qu’il en réponde, un jour ou l’autre. Washington devra balayer devant sa porte tôt ou tard et le Congrès devra tenir l’administration Obama pour responsable des massacres et du chaos qu’elle a déchaîné non seulement dans la région mais également dans d’autres parties du monde au mépris des lois.
 

Nicklas Pélès de Saint Phalle