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Dictature des médias, violences Antifa, ostracisme des partis :
trois défis pour l’AfD après son brillant succès en Allemagne

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« Nous allons harceler Madame Merkel et nous allons rétablir notre pays et notre peuple ! » : en ces termes Alexander Gauland, cofondateur et porte-parole d’Alternative für Deutschland (AfD), a fêté le remarquable résultat de son parti aux élections législatives fédérales du 24 septembre outre-Rhin. L’AfD entre au Bundestag avec 7,9 % des voix en plus, à 12,64 %, et 94 sièges, devenant du premier coup le troisième groupe du Bundestag. Le soutien massif des médias de l’oligarchie et les manifestations violentes des Antifa ne seront pas de trop pour assurer un quatrième mandat paisible au chancelier fédéral dont le parti CDU-CSU a chuté de 8,6 points, à 32,93 %, et perdu 65 sièges. Les libéraux du FDP arrivent en 4e position malgré un beau redressement, à 10,75 % et 80 sièges, tandis que les socialistes du SPD perdent 5,2 points à 20,51 % et 153 sièges. L’extrême gauche Die Linke stagne à 9,24 % et 69 sièges, comme les Verts à 8,94 % et 67 sièges. Le Bundestag compte 709 députés.
 

Merkel pourrait s’allier avec Verts, mais on n’évoque même pas l’idée d’une alliance avec l’AfD

 
Les phénomènes électoraux connaissant une certaine force inertielle et la question identitaire s’étant imposée comme le premier enjeu devant les questions socio-économiques, il est probable que ce succès de l’AfD se doublera, si le parti maintient sa cohésion, d’autres succès lors des renouvellements des puissants parlements des Länder. L’AfD détient déjà 152 postes de députés régionaux (sur 1.821) dans les Länder de l’Est, Berlin compris, alors que ce parti europhobe et identitaire n’a que quatre ans. Mais sa participation à des gouvernements régionaux sera à coup sûr ostracisée par les autres partis. Pourtant, la gauche néomarxiste Die Linke héritière du sinistre SED est-allemand s’est alliée au SPD pour gouverner certaines régions – dès la décennie passée en Mecklembourg-Vorpommern (Nord-Est) – sans susciter l’indignation des clercs.
 
Au fédéral, les analystes patentés spéculent sur une coalition réunissant les chrétiens-démocrates aux libéraux (eurosceptiques, ultra-libéraux et libertaires dans les domaines sociétaux) mais aussi aux Verts (dirigistes, euro-hystériques, immigrationnistes et multiculturalistes), sans à aucun moment évoquer une coalition intégrant l’AfD dont l’électorat vient pourtant largement de la CDU : « Besser Rot als Tot » (plutôt rouge que mort) !
 

L’élection allemande gêne les tentatives d’imposer un « Nouvel Ordre Mondial »

 
L’élection fédérale allemande a en effet des répercussions sur toute la construction globaliste et les tentatives de gouvernement planétaire, désignés sous l’euphémisme de « Nouvel Ordre Mondial ». L’Allemagne est le pays le plus peuplé d’Europe (82,8 millions d’habitants), de loin sa première économie avec un PIB par habitant de 47.600 dollars par habitant, soit 20 % supérieur à celui de la France (37.675 dollars). Le pays joue un rôle clé au sein de l’OTAN et abrite le siège de la BCE.
 
De ce fait, la pression sur l’opinion allemande redouble. L’AfD est décrite comme un parti d’extrême droite, anti-immigrants – alors qu’elle ne propose de renvoyer que les délinquants étrangers – et on le dépeint comme nazi, raciste, xénophobe. Pourtant, ce parti infréquentable affiche un taux de députés fédéraux issus de l’immigration – 7,5 % – supérieur à celui du groupe CDU-CSU (2,5 %) !
 

L’agitation de l’extrême gauche et des Antifa contre l’AfD atteint des sommets de violence

 
L’agitation d’extrême gauche contre l’AfD a atteint de nouveaux sommets, démontrant la nature antidémocratique de l’idéologie qui la porte. Dès avril dernier, elle avait assiégé et interrompu le congrès national du parti à Cologne. La clique Antifa, qui s’illustre violemment aux Etats-Unis dans les campagnes hystériques contre Trump avec la complicité des médias, se déchaîne outre-Rhin. Nourrie de plusieurs sous-sectes communistes, la galaxie Antifa fournit les troupes d’assaut des combats de rue, ravivant le souvenir d’une Allemagne livrée aux milices armées après 1918.
 
Angela Merkel, dont la politique d’accueil de 1,3 million de migrants illégaux, parmi lesquels une infime minorité de vrais réfugiés de guerre, est largement à l’origine de l’émergence de l’AfD, est restée passive face aux violences des Antifa qui s’en sont pris à des citoyens allemands réunis pacifiquement dans un cadre légal.
 

Les médias oligarchiques taisent le passé trouble de Merkel en RDA

 
Les médias oligarchiques mènent la danse, encensant Angela Merkel, la qualifiant de « femme la plus puissante du monde », de « Mutti Merkel ». Ils ne s’appesantissent pas sur les pages troubles de son passé – ses antécédents de jeunesse aux Jusos communistes de RDA, son coup d’Etat contre Helmut Kohl. L’ouvrage The First Life of Angela Merkel, de Ralph George Reuth et Günther Lachmann, révélait qu’elle avait été secrétaire à la propagande d’une branche importante du régime communiste policier. Aucun grand média n’a consenti à l’interpeller sur ce sujet. Un traitement en total contraste avec celui réservé par la même caste journalistique au moindre élu authentiquement conservateur lorsqu’ils découvrent quelque délit « du professeur de 5e d’un beau-frère du cousin du grand-oncle, avec des développements haletants révélés d’heure en heure », grince William F. Jasper dans Thenewamerican. La France a bien connu cela récemment avec le « cas » Fillon.
 
Pas question non plus de s’étendre sur les ombres du « miracle » allemand. Sur ses banques aux risques angoissants dont la faillite pourrait avoir des effets comparables à celle de Lehman Brothers. Sur le soutien de Merkel aux attaques de l’UE contre la souveraineté allemande. Sur l’envolée des coûts de l’électricité, déjà plus chère qu’en France, à la suite de décision démagogique de sortir du nucléaire et d’imposer toujours plus d’éoliennes. Sur l’aval donné au partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI, TAFTA en anglais). Ou enfin sur l’autorisation donnée à la NSA américaine de surveiller les citoyens allemands en violation de la loi nationale.
 

L’approbation massive de la nomenklatura des médias en Allemagne à l’ouverture des frontières aux migrants

 
Mais le plus flagrant aura été l’approbation massive par la nomenklatura des médias de la politique suicidaire de Merkel d’ouverture des frontières au million de prétendus « réfugiés » musulmans en 2015. Un récent reportage de la puissante Deutsche Welle sur les manifestations-agressions à Berlin des Antifa, consécutives au scrutin fédéral, illustre le basculement de l’information vers la propagande : la journaliste Kate Brady y qualifiait pas moins de 13 fois l’AfD « d’extrémiste de droite » et manifestait de façon ostentatoire son empathie avec les agitateurs en reprenant dans ses tweets, avec un subtilité toute teutonne, leurs propres slogans : « Le racisme n’est pas une alternative », « L’AfD est un ramassis de racistes », « Nazis dehors », « Tout Berlin a la haine contre l’AfD ».
 
Mais le défi pour le mouvement patriote allemand réside aussi à l’intérieur de l’AfD. Alexander Gauland vit maritalement avec sa compagne Carola Hein tandis qu’Alice Weidel, ancienne banquière chez Goldman Sachs, est « mère lesbienne » et élève deux enfants avec Sarah Brossard, Suissesse productrice de film. Après La Mecque, Sodome est l’autre menace pour l’Allemagne chrétienne. Or la question de la survie d’un peuple est indissociable de la question spirituelle.
 

Matthieu Lenoir