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Alpes-Maritimes : la colère de parents et d’enseignants contre les fermetures de classes

Alpes-Maritimes la colère de parents et d’enseignants contre les fermetures de classes
 
Quarante fermetures de classes prĂ©vues dans les Alpes-Maritimes ! Un chiffre Ă©norme qui a jetĂ© enseignants et parents dans la rue pour crier leur colère. Falote, l’Administration Ă©voque de simples pistes de travail…
 
Au rectorat de Nice, où se réunissait, vendredi, le comité technique spécial départemental chargé de décider des ouvertures et fermetures de classes dans les écoles des Alpes-Maritimes à la prochaine rentrée, on avait bien perçu la tension.
 
Il est vrai que le cocktail composé de manifestations de parents d’élèves et de grève des professeurs des écoles risque d’être explosif. D’autant que les syndicats enseignants – SNUIpp, CGT, SE-UNSA et SNALC – participants par ailleurs à ladite réunion, les soutiennent. Ce sont même eux qui ont mis la puce à l’oreille des contestataires, en faisant circuler les propositions de l’Administration. Et les quarante fermetures de classes passent d’autant plus mal, qu’elles ne seront compensées, si l’on peut ainsi parler, que par vingt-cinq ouvertures.
 

Fermetures de classes à la rentrée dans les Alpes-Maritimes

 
Gilles Jean, secrĂ©taire dĂ©partemental du SNUIpp, s’interroge : « Comment est-on arrivĂ© Ă  cette carte scolaire si sombre, avec plus de suppressions que de crĂ©ations de classes ? Â» Et ce, alors mĂŞme que la dotation pour 2015 prĂ©voit 27 postes enseignants supplĂ©mentaires (pour 500 Ă©coliers supplĂ©mentaires). Certes, la moitiĂ© ira en « Ă©ducation prioritaire Â», mais tout de mĂŞme, la logique paraĂ®t perverse.
 
En parallèle, et mĂŞme si la taille d’une classe normale est fixĂ©e, depuis des annĂ©es, Ă  25 Ă©lèves, le nombre d’élèves en cours va augmenter, les classes vont s’alourdir. C’est un exercice de calcul pour classe Ă©lĂ©mentaire, pardon ! pour CE1 : avec 40 fermetures de classes contre 25 ouvertures, et l’arrivĂ©e de 500 Ă©coliers supplĂ©mentaires, sachant que, dans le dĂ©partement, le nombre de classes est de x, et celui des Ă©lèves de y, calculez le nombre d’écoliers par classe, et la diffĂ©rence moyenne avec l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente.
Quoi qu’il en soit, « tout cela rejaillira sur les conditions de vie et de travail Ă  l’école Â», conclut le syndicaliste.
 

Parents et enseignants en colère

 
L’Administration, elle, n’est pas contente. Michel-Jean Floch, inspecteur d’acadĂ©mie, souligne que ces propositions ne sont que des « pistes de travail Â», et qu’elles font partie d’un document interne qui « n’a pas vocation Ă  ĂŞtre diffusĂ© Â».
 
Mettre les gens devant le fait accompli est de plus en plus, effectivement, une mĂ©thode Ă©tatique. Mais, après tout, ne vous l’a-t-on pas assez dit que l’école Ă©tait lĂ  pour transformer, par une alchimie laĂŻco-rĂ©publicaine bien huilĂ©e, les enfants en citoyens, et que pour cela il convient de les retirer Ă  leurs parents ?
 
Le problème est que, dans les Alpes-Maritimes, même les professeurs, même les syndicalistes, n’ont pas compris…