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Les Américains de plus en plus nombreux à envisager l’émigration, les « millennials » sont le plus disposés à quitter les Etats-Unis

Les Américains de plus en plus nombreux à envisager l’émigration, les « millennials » sont le plus disposés à quitter les Etats-Unis
 
Dans quelques jours, les Américains se réuniront autour d’un barbecue en admirant un feu d’artifice pour célébrer l’indépendance des Etats-Unis. Souvent cités comme des modèles de patriotisme, les Américains sont pourtant de plus en plus nombreux à envisager l’émigration. Selon un récent sondage réalisé par le service britannique de transfert d’argent TransferWise auprès de 2.090 adultes américains, plus du tiers des sondés, 35 %, affirment qu’ils seraient prêts à émigrer si l’occasion se présente. 14 % d’entre eux précisent qu’ils pourraient le faire dans les cinq prochaines années. C’est la génération des « millennials », nés entre les années 1980 et 1990, qui souhaite le plus émigrer hors des Etats-Unis qu’elle a pourtant contribué à faire changer ces dernières années, par ses choix électoraux.
 

Au sein de la jeune génération des « millennials », 55 % sont prêts à quitter les Etats-Unis

 
Au sein de la jeune génération, aujourd’hui âgée de 18 à 34 ans, ils sont aujourd’hui 55 % à penser pouvoir émigrer un jour hors des Etats-Unis. Parmi eux, 43 % des hommes et 38 % des femmes le feraient s’ils pouvaient obtenir un salaire plus élevé à l’étranger.
 
Pourquoi restent-ils encore ? 59 % restent parce que les Etats-Unis sont « leur pays » tandis que 58 % renoncent à quitter le pays en raison d’attaches amoureuses ou familiales. Mais seuls 22 % des Américains disent préférer rester aux Etats-Unis pour profiter d’une société démocratique, 17 % restent pour la culture, 10 % pour l’avenir de leurs enfants, 5 % pour leur santé, 3 % pour la faible criminalité et 2 % en raison d’impôts raisonnables…
 
Ces résultats ne surprennent guère puisque les Etats-Unis ne cessent de progresser dans le socialisme, abandonnant peu à peu la société démocratique, la culture commune, l’assurance d’un avenir radieux pour leurs enfants, la défense de la santé, la faible criminalité et les impôts raisonnables… C’est depuis que les Etats-Unis ont cessé d’être une nation que les Américains pensent à émigrer.
 

Après avoir soutenu Obama, les jeunes Américains envisagent l’émigration pour trouver une vie meilleure

 
Ce qui est plus étonnant, c’est la détestation, par les jeunes adultes américains, de ce qu’ils ont eux-mêmes fait des Etats-Unis. Les mêmes « millennials » qui voudraient quitter les Etats-Unis ont massivement voté pour Barack Obama en 2012. L’actuel président a remporté 61 % de ces jeunes voix en Floride, en Virginie, en Pennsylvanie et dans l’Ohio. En 2008 déjà, le vote jeune s’était massivement porté sur le premier président noir des Etats-Unis, à 66 % !
 
Ce sont précisément ces « millennials » qui ont aidé le président Obama à redéfinir et à transformer radicalement les Etats-Unis jusqu’à ce qu’ils deviennent ce pays que ces mêmes jeunes sont désormais prêts à quitter.
 
Ces deux élections ne semblent même pas leur avoir servi de leçon et les jeunes américains sont prêts à réclamer toujours plus de socialisme, tout en cherchant à en fuir les conséquences. Un sondage réalisé par YouGov en février montrait que 55 % des « millennials » penchaient en faveur d’Hillary Clinton et que le même pourcentage souhaite voir les Démocrates rester à la Maison Blanche.
 

Les mêmes causes produisent les mêmes effets détestables en France ou aux Etats-Unis

 
Quoi qu’il en soit, le processus d’émigration est déjà largement amorcé : selon les chiffres du Département d’Etat américain, le nombre de citoyens américains partis vivre à l’étranger a plus que doublé ces 15 dernières années. 4,1 millions d’Américains ont quitté le pays en 1999, ils sont 8,7 millions en 2014…
 
C’est une tendance que l’on observe également en France. Mais attention : rappeler que les mêmes causes produisent partout les mêmes effets serait une attaque impardonnable contre le progressisme que promet le socialisme, qu’il soit français ou américain.
 

Béatrice Romée